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Bulletin Quotidien Europe N° 12570
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / DÉfense

Il y a souvent un hiatus entre les paroles et les engagements concrets, regrette Charles Fries

Le Secrétaire général adjoint du Service européen pour l'action extérieure pour la politique de sécurité et de défense commune et la réponse aux crises, Charles Fries, a regretté, lundi 28 septembre, la différence qu’il peut exister entre les paroles et les actions dans le domaine de la défense.

« Du point de vue politique, il y a souvent un hiatus entre les paroles et les engagements concrets », a-t-il souligné devant la sous-commission ‘Sécurité et défense’ du PE.

Une difficulté qui se retrouve dans la mise en œuvre des missions et opérations de l’UE, qui déploient 4 500 hommes et femmes sur le terrain. En effet, selon M. Fries, la crise de la Covid-19 a déjà des conséquences sur les budgets. « Le recrutement du personnel civil pour les missions en Ukraine et en Géorgie devient déjà difficile », a-t-il révélé. D'autres missions, telles EUTM Somalie et EUTM RCA, manqueraient aussi de personnel. 

La boussole stratégique en cours d’élaboration, dont un des objectifs est la gestion de crise, pourrait aider à renforcer les missions. « Nous devons nous concentrer sur des mesures d’encouragement pour qu’il soit plus simple d'engager des forces et élargir la palette des coûts éligibles pour les missions militaires de PSDC et pour que le mandat gagne en flexibilité et soit parfois plus solide », a-t-il précisé.

Le Secrétaire général adjoint a aussi annoncé que le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité ferait des propositions, avant la fin de l’année, pour renforcer la contribution des pays tiers aux missions de l’UE. « Tout en gardant l’autonomie de notre processus de prise de décision, nous allons voir comment rendre les opérations plus attractives pour les pays partenaires », a-t-il expliqué, reconnaissant qu’il y avait parfois une frustration chez ces derniers, qui envoient des troupes, mais ne participent pas au processus décisionnel.

Interrogé sur la Facilité européenne pour la paix, M. Fries a rappelé que son montant a été diminué de moitié dans le cadre financier pluriannuel par rapport à la proposition initiale, pour atteindre 5 milliards d'euros. Mais ce montant reste supérieur à celui du mécanisme Athena et à la Facilité africaine de paix, actuellement en place. « Nous avons une vraie marge pour une extension des coûts communs pour nos missions », a-t-il souligné. (Camille-Cerise Gessant)

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