La Cour des comptes européenne estime, dans un rapport publié mardi 29 septembre, que la recommandation de 2013 'Investir dans l’enfance pour briser le cercle vicieux de l’inégalité' a été, certes, positive, mais que ses effets sont difficiles, « voire impossibles », à évaluer.
La recommandation a été suivie d’actions de la part de la Commission européenne : celle-ci a cherché à accompagner les États membres pour mettre en œuvre le contenu de ladite recommandation. Toutefois, celle-ci n’était pas assortie d’une feuille de route avec un plan de mise en œuvre clair, regrette la Cour.
En outre, la plateforme EPIC, dédiée à l’investissement en faveur de l’enfance et qui vise à fournir des informations sur les politiques susceptibles de lutter contre la pauvreté infantile, ne contient au final « que peu d’informations concernant les meilleures pratiques ». Surtout, la mise en œuvre de la recommandation est difficile à évaluer en l’absence d’objectifs mesurables et de l’inexistence d’un échéancier.
Dans la même veine, la Cour critique la rédaction du socle européen des droits sociaux pour ce qui est de la lutte contre la pauvreté infantile en raison des termes « trop généraux » employés dans son principe n°11. Elle note par ailleurs que le processus budgétaire 'Semestre européen' ne prend pas assez en compte la question de la pauvreté infantile.
Ainsi, la Cour suggère à la Commission, en vue du plan d’action pour la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux prévu pour le début de l’année prochaine (EUROPE 12403/6), de définir des actions et des objectifs précis pour lutter contre la pauvreté infantile.
Elle estime que la Commission devrait émettre des recommandations par pays axées sur ce thème, et ce, dès le semestre prochain. Elle devrait poser un cadre de suivi pour les fonds structurels et d’investissement.
Pour en savoir plus : https://bit.ly/3i98PU9 (Pascal Hansens)