La Commission européenne a décidé, mardi 29 septembre, d’infliger des amendes d'un montant total de 18 millions d'euros à Brose (3,2 millions) et à Kiekert (14,9 millions) pour avoir participé à deux ententes concernant la fourniture de systèmes de fermeture pour automobiles dans l'Espace économique européen (EEE). Magna n'a écopé d'aucune amende compte tenu du fait qu'elle a révélé les deux ententes à la Commission.
Magna, basée au Canada, et Brose, basée en Allemagne, ont participé à une entente bilatérale concernant la fourniture de modules pour portières et de lève-vitres pour un modèle précis de véhicule du groupe Daimler. Magna et Kiekert (basée en Allemagne) ont participé à une entente bilatérale distincte concernant des livraisons de verrous et de gâches au groupe BMW et au groupe Daimler. Les trois entreprises ont reconnu leur participation aux ententes et ont accepté de conclure une transaction.
Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive responsable de la Politique de concurrence, a indiqué que les trois fournisseurs « se sont entendus pour augmenter les bénéfices générés par la vente de ces pièces. Au final, ces ententes ont porté préjudice aux consommateurs européens et ont eu une incidence négative sur la compétitivité du secteur automobile européen ».
Les trois équipementiers concernés par la présente décision ont coordonné leur comportement en matière de prix et ont échangé des informations commercialement sensibles. L'objectif des trois sociétés qui participaient aux deux ententes était de préserver l'activité existante de chacune d'entre elles et d'éviter une chute du niveau des prix des approvisionnements alors en vigueur. La coordination s'effectuait lors de réunions, au moyen d'appels téléphoniques ou en échangeant des courriels. (Lionel Changeur)