L'Union européenne se prépare à lancer, à la mi-octobre, son service passerelle d'interopérabilité qui fait le lien entre les applications mobiles de traçage des personnes ayant été en contact avec un malade de la Covid-19, après un test réussi mi-septembre (EUROPE 12559/13).
Selon un fonctionnaire européen de haut rang, ce service devrait être activé le 17 octobre dans trois États membres, à savoir l'Allemagne, l'Irlande et l'Italie.
Ces pays seront rejoints par la République tchèque, le Danemark et la Lettonie d'ici à fin octobre et par d'autres au fur et à mesure.
La passerelle européenne permet aux applications nationales de traçage reposant sur un modèle décentralisé de fonctionner de manière transfrontalière. Gérée depuis Luxembourg, elle assure la transmission et l’hébergement sécurisés des données pseudonymisées récoltées.
À l'heure actuelle, quatorze États membres (Autriche, Italie, Lettonie, Allemagne, Pologne, Danemark, Irlande, Croatie, Espagne, Pays-Bas, Finlande, Portugal, Estonie et France) proposent des applications mobiles de traçage des contacts de proximité et d'alerte. La Belgique devrait lancer sa 'Coronalert' le 30 septembre et quatre autres pays de l'UE (Lituanie, Malte, Chypre, République tchèque) planifient d'en introduire une dans un avenir proche.
À l'heure actuelle, le succès de ces applications est toutefois mitigé, puisqu'en moyenne, 10% de la population ont téléchargé leur application nationale. « C'est encore le début », a estimé un fonctionnaire de la Commission. Un autre a fait valoir qu'en Allemagne, le taux de téléchargement est plus proche des 25-30%. (Sophie Petitjean)