Le groupe international de contact sur le Venezuela a exigé, mercredi 24 juin, que le régime vénézuélien mette fin à ses actions unilatérales et a appelé les deux parties à s’engager dans des « négociations significatives et inclusives qui peuvent conduire à une sortie démocratique de la crise ».
La situation empire dans le pays, entre l’aggravation de la crise politique, le rétrécissement de l'espace démocratique et politique, la détérioration de la situation des droits de l'homme et l’aggravation par la pandémie de Covid-19 de la crise humanitaire et migratoire, selon le communiqué du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) publié à l’issue d’une vidéoconférence du groupe.
« Une solution durable à la profonde crise vénézuélienne doit inclure des élections législatives et présidentielles libres, transparentes, crédibles et équitables », souligne le SEAE. Des conditions qui ne sont pas réunies, selon le communiqué qui dénonce les récentes décisions de la Cour suprême nommant unilatéralement les membres du Conseil électoral national, qui n'est « ni équilibré ni indépendant ». Tout comme le remplacement du conseil d'administration de certains des principaux partis d'opposition, cela « porte atteinte à la possibilité d'une voie électorale consensuelle et d'élections démocratiques », ajoute le communiqué (EUROPE 12508/16).
Le SEAE rappelle aussi que « la violence, y compris toute incursion militaire ou violente dans le pays, ne peut être une option ».
Le groupe international de contact a annoncé qu’il allait continuer à œuvrer pour obtenir un large soutien international en faveur d'une transition pacifique négociée et poursuivre ses efforts de diplomatie humanitaire (EUROPE 12493/24).
Par ailleurs, les ambassadeurs des États membres de l’UE ont donné, le 24 juin, leur accord à l’ouverture de la procédure écrite pour l’adoption de nouvelles sanctions à l’encontre du Venezuela. Cette procédure prendra fin lundi 29 juin. (Camille-Cerise Gessant)