Les récentes décisions de la Cour suprême vénézuélienne de renouveler le Conseil national électoral (CNE) et la suspension du parti d'opposition Accion Democratica « réduisent au minimum » l'espace démocratique au Venezuela et « créent de nouveaux obstacles » à la résolution de la crise politique dans le pays, a estimé le Haut Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, mardi 16 juin, dans un communiqué.
Au nom de l'UE, il souligne qu'un CNE « indépendant et équilibré » dans sa représentation ainsi que des règles du jeu équitables permettant la participation de tous les partis politiques sont essentiels pour garantir un processus électoral « crédible ».
La position de l'UE concorde avec celle émise le même jour par le Groupe de contact international pour le Venezuela.
En 2020, les Vénézuéliens doivent renouveler l'Assemblée nationale, la seule institution contrôlée depuis 2015 par l'opposition politique et actuellement présidée par Juan Guaidó, le leader du parti Voluntad Popular, qui s'est autoproclamé président par intérim. Les principaux partis d'opposition vénézuéliens ont d'ores et déjà indiqué qu'ils boycotteraient les élections législatives, dénonçant une farce électorale.
Selon la Constitution vénézuélienne, seule l'Assemblée nationale est compétente pour renouveler le CNE. (Mathieu Bion)