Les représentants du Parlement européen et du Conseil de l'Union européenne ont donné un nouveau coup d'envoi, mardi 16 juin, aux négociations interinstitutionnelles sur le registre de transparence européen (EUROPE 12502/29).
Le législateur européen a réitéré l'ambition de parvenir à un accord, peut-être d'ici à fin 2020, sur une réforme du registre européen qui englobe la Commission européenne, le PE et le Conseil. Ce registre devra répondre aux attentes des citoyens en matière de transparence de la vie publique européenne « tout en tenant compte de la nature spécifique », a indiqué la Présidence croate du Conseil, dans un communiqué.
Avant les élections européennes de 2019, le Conseil rechignait à imposer à ses principaux dirigeants de ne rencontrer que des groupes d'intérêt inscrits au registre européen, obligation déjà en vigueur pour le Collège des commissaires européens et pour les eurodéputés lorsqu'ils sont rapporteurs et rapporteurs fictifs sur un dossier particulier. Les Présidences finlandaise et croate du Conseil ont pris l'initiative de demander à leurs ambassadeurs (adjoints) de respecter cette règle.
« Notre objectif principal est que le Conseil rejoigne le mécanisme », a déclaré Katarina Barley (S&D, allemande). Danuta Hübner (PPE, polonaise) a exhorté toutes les parties à aborder les négociations dans un « état d'esprit ouvert ».
Mardi, la session de négociation a permis aux parties de réitérer leur position. La prochaine devrait avoir lieu en septembre. (Mathieu Bion)