login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12511
ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

L'UE n'ouvrira probablement pas ses frontières aux voyageurs américains début juillet, admet M. Gidwitz

Le représentant américain par intérim auprès de l’Union européenne, l’ambassadeur Ronald J. Gidwitz, a estimé, lundi 22 juin, que son pays ne devrait pas faire partie des pays tiers pour lesquels l’UE devrait rouvrir ses frontières extérieures le 1er juillet.

« L’ouverture sera réciproque. Il est probable, comme nous sommes en retard sur l’UE au regard de la progression de la pandémie de Covid-19, que nos frontières ouvrent plus tard, et donc, que vous nous ouvrirez plus tard vos frontières », a-t-il expliqué à EUROPE, tout en précisant qu’il était possible de mettre en place des garanties, d'effectuer des tests pour s’assurer que les voyageurs ne soient pas malades.

« Compte tenu de la persistance de l'infection dans une partie des États-Unis, au moins une partie des États-Unis, peut-être tous les États-Unis, pour la période à venir, seront fermés pour protéger les voyageurs en provenance du reste du monde », a ajouté l’ambassadeur.

Cependant, le tourisme « incroyablement important » des deux côtés de l'Atlantique pourrait être un moyen de relancer l’économie mondiale après la pandémie, a dit M. Gidwitz, citant les secteurs de l'hôtellerie et de l'aviation. 

Comme l’avait souligné à EUROPE le secrétaire d’État américain Mike Pompeo (EUROPE 12464/1), l’ambassadeur s’est dit optimiste sur le fait que l’UE et les États-Unis allaient travailler « ensemble de façon significative », pour réduire les dommages économiques causés par la pandémie de Covid-19. « On peut facilement identifier les domaines dans lesquels il faut travailler ensemble pour que nos deux économies soient engagées dans un intérêt commun », a-t-il ajouté.

M. Gidwitz n’a cependant pas manqué de rappeler que les échanges commerciaux avec l’Union n’étaient pas équilibrés et que, malgré les efforts entrepris en juillet 2018 par le président Trump et le précédent président de la Commission Jean-Claude Juncker, ce déficit se creusait. Selon lui, la balance commerciale s'est détériorée l’an dernier de 15 à 20 milliards de dollars supplémentaires, pour atteindre 179 milliards de dollars, et elle continue de se creuser. « Il est impératif d’avoir un ajustement des relations commerciales », avec l’UE, comme avec la Chine, a-t-il estimé.

Revenant sur l’absence d’accord entre l'UE et Washington, l’ambassadeur a rappelé qu’il y avait « une série de questions difficiles à résoudre » et il s’est montré sceptique quant au lancement des discussions commerciales avant les élections américaines du 2 novembre.

Oui à un dialogue UE/États-Unis sur la Chine

Par ailleurs, interrogé sur la proposition du Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, de créer un dialogue transatlantique sur la Chine (EUROPE 12506/7), l’ambassadeur s’y est montré favorable, à titre personnel. À sa connaissance, des discussions sur le sujet sont en cours à Washington.

« J'espère que nous pourrons organiser un sommet avec l'UE pour aborder conjointement les questions impliquant la Chine. (…) Nous sommes bien plus à l'aise en partenariat que seuls. Si les États-Unis et l'UE - les deux plus grandes économies du monde – se réunissaient et se concentraient sur les questions qui concernent la Chine, qu'il s'agisse des droits de l'homme, de l'agression militaire ou de toute la série de questions qui nous posent conjointement des problèmes, je pense que cela nous donnerait l'occasion d'aider la Chine à modifier son comportement de manière constructive », a-t-il estimé.

L'ambassadeur a aussi cité le vol de la propriété intellectuelle, les subventions aux entreprises d'État, le comportement prédateur en matière de prêt ou l'expédition de produits de contrefaçon comme des motifs pour une coopération entre Européens et Américains au sujet de la Chine. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
SOCIAL
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
BRÈVES
CORRIGENDUM
Kiosque