Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a appelé, mardi 9 juin, à des efforts supplémentaires pour obtenir un accord entre l’UE et la Chine sur l’accord global sur les investissements et sur l’agenda de coopération 2025.
Soulignant que le dialogue stratégique UE-Chine auquel il venait de participer avait été l’occasion de faire le point sur les progrès réalisés dans les négociations sur l’agenda UE-Chine 2025, M. Borrell a précisé être convenu avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, de la nécessité de progresser dans les domaines où il y a toujours des désaccords concrets.
« Nous voulons que notre agenda de coopération 2025 soit mutuellement satisfaisant et nous allons nous engager dans des discussions pour cela », a prévenu le Haut Représentant lors d'un point presse. Il a ajouté que l’UE voulait une approche équilibrée et réciproque dans la coopération, que ce soit concernant la connectivité, le libre-échange, la science ou encore la culture.
M. Borrell s’est cependant pendant montré positif, espérant que l’agenda 2025 pourra être un « résultat (deliverable) » du prochain sommet UE-Chine, prévu pour la fin du mois. Pour étayer son propos, il a expliqué que les deux parties étaient convenues de travailler de manière constructive et de faire preuve de flexibilité afin de trouver des accords sur les questions toujours ouvertes.
Le chef de la diplomatie européenne a également souligné, devant les médias, la nécessité d’accélérer le travail sur l’accord sur les investissements, tout en reconnaissant qu’un compromis ne devait pas être espéré pour le sommet de fin juin. « En particulier, j’ai souligné l’importance de réaffirmer tous les engagements pris lors du sommet de 2019 qui ne sont pas encore mis en œuvre de façon adéquate, notamment l’accès au marché, garantir des conditions de concurrence équitables (level playing field), la réciprocité », a-t-il détaillé (EUROPE 12232/7).
Le dialogue stratégique a aussi été l’occasion pour la partie européenne de mentionner la question des droits de l’homme en Chine, notamment à propos de la minorité ouïghoure (EUROPE 12394/22), et la situation à Hong Kong après l’adoption de la loi sur la sécurité nationale (EUROPE 12496/2).
Au-delà des relations bilatérales, Josep Borrell et Wang Yi se sont entretenus sur les questions multilatérales : réponse internationale à la crise de la Covid-19, Libye, Syrie, non-prolifération, Iran, Moyen-Orient, péninsule coréenne, Afghanistan ou encore coopération à propos de l'Afrique et dans ce continent. (Camille-Cerise Gessant)