Au cours du premier trimestre 2020, le PIB corrigé des variations saisonnières a diminué de 3,6% dans la zone euro et de 3,2% dans l’Union européenne par rapport au quatrième trimestre 2019, selon des données publiées par l’office statistique de l’Union européenne (Eurostat), mardi 9 juin.
Malgré des données légèrement revues à la hausse par rapport à de premières estimations - chute de 3,8% pour la zone euro et de 33% pour l'UE - publiées mi-mai (EUROPE 12488/24), « il s’agit des reculs les plus importants depuis le début des séries temporelles en 1995 », a noté Eurostat dans un communiqué.
Les divergences sont fortes entre les vingt-six États membres pour lesquels les données sont disponibles. L’Irlande (+1,2%), la Bulgarie et la Roumanie (+0,3% chacune) ainsi que la Suède (+0,1%) ont encore affiché une croissance positive. Dans tous les autres États membres, le PIB a diminué. Les baisses les plus fortes ont été enregistrées en France et en Italie (-5,3% chacune) et en Espagne et en Slovaquie (-5,2% chacune). En Allemagne, la chute du PIB s'est élevée à 2,2%.
La contribution de la dépense de consommation finale des ménages à la croissance du PIB a été fortement négative tant dans la zone euro (-2,5 points de pourcentage) que dans l’UE (-2,3 pp). Au niveau des industries, les baisses les plus marquées ont été observées pour le commerce, les transports, l'hébergement et les services de restauration (-6,8% dans la zone euro et -6,2% dans l'UE).
Emploi. Par rapport au quatrième trimestre 2019, le nombre de personnes ayant un emploi a diminué de 0,2% dans la zone euro et de 0,1% dans l'UE au premier trimestre 2020. Il s’agit du premier recul depuis 2013 pour la zone euro et pour l’UE. (Mathieu Bion)