Le nouvel agenda des consommateurs, dont la présentation est prévue au quatrième trimestre 2020, tiendra compte de l'effet de la pandémie de Covid-19 et se fondera sur une approche globale mettant l’accent sur les consommateurs, la transition numérique et la transition verte, a confirmé le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, lundi 8 juin.
« Nous allons parler de la vulnérabilité des consommateurs, de l’application du droit européen et de la coopération internationale », a-t-il déclaré devant la commission du marché intérieur et des consommateurs du Parlement européen. Mais, selon lui, les consommateurs devront aussi être acteurs de la relance post-Covid-19, d'où l'importance de faire respecter leurs droits (EUROPE 12467/14).
La communication de la Commission sera sur la table en novembre, mais l'heure est à la discussion avec les parties prenantes.
« Dans quelques semaines, la consultation sur la communication sera lancée. En parallèle, nous lancerons la consultation sur les initiatives sectorielles qui seront adoptées en 2021 », a annoncé M. Reynders, en citant l’initiative sur le rôle des consommateurs dans la transition verte, la révision de la directive générale sur la sécurité des produits et la révision de la directive relative au crédit à la consommation.
« Ces initiatives sont prioritaires et font partie de la communication sur l’agenda des consommateurs. Elles tiendront compte de l’impact de la Covid-19 dans leur champ d’application respectif », a insisté le commissaire.
Il a indiqué avoir « beaucoup discuté » avec la future Présidence allemande du Conseil de l'UE ainsi qu'avec les autorités nationales de protection des consommateurs. M. Reynders a fait état d'un accord des États membres sur la nécessité d'une coopération accrue et celle d’être attentif, aux niveaux national et européen, aux vulnérabilités des consommateurs découlant de nouvelles tendances économiques et surtout de la crise liée à la Covid-19.
Selon lui, « nous allons devoir mieux protéger les consommateurs, qui sont touchés de manière disproportionnée, que ce soit à cause de leur contexte socioéconomique ou d'autres facteurs comme le surendettement, la méconnaissance des outils numériques ou leur éloignement géographique ». (Aminata Niang)