Ceemet, l'organisation patronale européenne représentant les intérêts des industries du métal, de l'ingénierie et des technologies, a interpelé les États membres dans une lettre ouverte publiée lundi 25 mai afin qu’ils se mettent au plus vite en conformité avec les dispositions de la directive 2018/957 sur le détachement des travailleurs.
En effet, au vu des retards enregistrés dans la mise en œuvre de la directive, notamment en raison de la crise du Covid-19 (EUROPE 12479/30), Diego Andreis, président de Ceemet, demande à tous les États membres d’appliquer les règles pour mettre à jour leurs ‘sites internet nationaux officiels uniques’, également en anglais. Il s’agit des sites internet sur les éléments constitutifs de la rémunération et les autres conditions de travail et d’emploi régis par le droit national ou par des conventions collectives applicables au détachement.
Pour Ceemet, il faudrait que tous les États membres utilisent la même structure afin de faciliter le travail des entreprises, des travailleurs, mais aussi des inspecteurs. Enfin, pour l’organisation, l’Autorité européenne du travail aurait un rôle à jouer pour rationaliser les sites internet nationaux. Selon Ceemet, les entreprises ne devraient pas être sanctionnées pour un non-respect involontaire, étant donné que les États membres n’ont pas pris les mesures adéquates. (Pascal Hansens)