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Bulletin Quotidien Europe N° 12492
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ACTION EXTÉRIEURE / Royaume-uni

Les eurodéputés jugent « profondément décevants », à ce stade, les pourparlers sur la future relation post-Brexit

Les membres des commissions des affaires étrangères (AFET) et du commerce international (INTA) du Parlement européen ont déploré, lundi 25 mai, le manque de coopération et d’ambition du Royaume-Uni dans les négociations en cours sur la future relation avec l’UE.

Lors d’un échange de vues sur le projet de rapport final mené par Kati Piri (S&D, néerlandaise) et Christophe Hansen (PPE, luxembourgeois), que les deux élus ambitionnent de faire adopter le 15 juin, puis le 17 juin en plénière, les membres du PE ont rappelé deux principes essentiels « derrière lesquels nous resterons unis », comme l’a dit le président d'AFET, David McAllister (PPE, allemand) : « négocier un accord qui respecte la déclaration politique » d’octobre 2019 et « ne pas conclure un accord à n’importe quel prix ».

Dix-sept avis de commissions viendront alimenter ce rapport, qui devra, lui, nourrir les discussions que mèneront les deux partenaires en juin, lors d’un sommet destiné à faire le point sur les négociations. Le PE a demandé à participer à ce sommet de haut niveau, mais, à ce stade, la Commission n’a pas encore répondu à cette requête.

En attendant, « les choses n’ont pas avancé », a déploré le corapporteur du PPE, citant notamment les « provocations de la semaine dernière », avec une lettre du négociateur, David Frost, suggérant que le Royaume-Uni serait bien plus mal traité par l'UE que les autres États tiers.

Pour l’élu, ce serait plutôt « les concessions demandées par le Royaume-Uni, qui vont bien au-delà de ce que l’on accorde aux autres pays », qui feraient capoter les choses, le gouvernement britannique demandant par ailleurs un accès beaucoup plus vaste « pour ses services financiers ».

Alors que plusieurs voix s’élèvent au Royaume-Uni pour demander une extension de la période de transition, « on ne peut pas forcer Londres », mais, selon le rapporteur du PPE, Londres pourrait vouloir se servir d’un risque de ‘no deal’ avec l’UE pour masquer sa gestion de la crise sanitaire.

Kati Piri, elle,  a continué de déplorer que le Royaume-Uni refuse de s’engager sur un partenariat de sécurité et d’affaires étrangères, comme souhaité par la Commission.

Beaucoup d’élus d'AFET et d'INTA, à l'instar de l’Allemand du S&D Bernd Lange, ont jugé « vraiment décevants » les résultats des trois dernières négociations et ont souligné que la prochaine session du 1er juin serait déterminante.

Le Royaume-Uni veut « tous les avantages des accords de libre-échange sans quotas ni droits de douane », mais « rejette fermement les conditions nécessaires », comme la concurrence équitable, les normes communes. Les textes britanniques publiés la semaine dernière montrent bien, selon M. Lange, que Londres ne veut négocier qu’en fonction de « ses intérêts ».

Selon la Française Nathalie Loiseau (Renew Europe), le Royaume-Uni s’est aussi « profondément éloigné des engagements qu’il avait pris dans la déclaration politique », la Française ajoutant qu’une précondition à un accord sur la future relation sera « la pleine mise en œuvre de l’accord de retrait, un accord sur la pêche et les conditions de concurrence équitables ». (Solenn Paulic)

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