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Bulletin Quotidien Europe N° 12492
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / DÉfense

Les Européens regrettent l’annonce du retrait américain du traité ‘ciel ouvert’

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, et un groupe de onze États membres ont fait part, le 22 mai, de leur regret concernant l’annonce faite la veille par les États-Unis de leur retrait du traité ‘ciel ouvert’, qui permet de vérifier les mouvements militaires et les mesures de limitation des armements des 34 pays signataires.

Estimant que la Russie violait le traité, le président Donald Trump a annoncé son intention de se retirer du traité d’ici six mois, en conformité des dispositions de celui-ci.

« Se retirer d'un traité n'est pas la solution pour résoudre les difficultés de sa mise en œuvre et de son respect par une autre partie », a estimé le Haut Représentant dans un communiqué. Tout en exhortant la Russie à revenir immédiatement à la pleine application du traité, il a appelé les États-Unis à reconsidérer leur décision. Il a prévenu que l'UE examinerait les implications que cette décision pourrait avoir sur sa propre sécurité. Plus généralement, M. Borrell a demandé à tous les États parties de continuer de reconnaître le traité et d'assurer sa pleine application. 

Ce traité est un « élément essentiel de notre architecture de contrôle des armements (...) et constitue une contribution importante à la sécurité et à la stabilité européennes et mondiales », a rappelé le Haut Représentant. Selon lui, depuis son entrée en vigueur de 2002, ‘ciel ouvert’ a permis d'effectuer plus de 1 500 missions de reconnaissance sur les territoires des États signataires.

Dans une autre déclaration, l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, la République tchèque et la Suède ont déploré l’annonce américaine, tout en précisant partager la préoccupation de Washington concernant la mise en œuvre des dispositions du traité par la Russie. Ces pays se sont engagés à poursuivre la mise en œuvre du traité « qui demeure fonctionnel et utile ». Il s'agit d'un « élément crucial du cadre de renforcement de la confiance qui a été créé au cours des décennies passées en vue d’accroître la transparence et la sécurité à travers la zone euro-atlantique », ont-ils ajouté.

Ces onze pays ont précisé qu’ils continueraient à dialoguer avec toutes les parties au traité, y compris la Russie, l’appelant de nouveau à lever ses restrictions, notamment sur le survol de Kaliningrad. 

L'annonce américaine a été suivie, le 22 mai, par une réunion en urgence de l'OTAN. « Tous les États parties au traité ‘ciel ouvert’ doivent honorer intégralement leurs engagements et leurs obligations. Tous les pays de l’OTAN respectent pleinement l’ensemble des dispositions de ce traité », a souligné le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg. Rappelant que les États-Unis pourraient revenir sur leur décision si la Russie revenait au respect intégral du traité, il a précisé que les Alliés s’attachaient à dialoguer avec les autorités russes pour qu'elles agissent en ce sens dans les meilleurs délais. (Camille-Cerise Gessant)

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