Le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Luis de Guindos, a justifié, jeudi 7 mai, la politique monétaire très accommodante que poursuit l'institut de Francfort, en réaction aux critiques récemment formulées par la Cour constitutionnelle allemande à propos de l'opération quantitative easing de rachat de titres, surtout publics, lancée en 2015 pour lutter contre la faible inflation (EUROPE 12480/17).
Intervenant devant la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, M. de Guindos a rappelé que la BCE est sujette au cadre réglementaire de l'Union européenne et agit sous la juridiction de la Cour européenne de justice, qui a validé, fin 2018, l'opération quantitative easing. Il a aussi réaffirmé les deux principes qui guident l'action de la BCE : « la stabilité des prix et l'indépendance vis-à-vis des gouvernements et des lobbies ».
« Notre politique monétaire n'est pas située dans une sorte de tour d'ivoire », a assuré l'ancien ministre des Finances espagnol. Quand nous prenons nos décisions, « nous essayons d'analyser les interactions avec d'autres politiques », notamment budgétaires et en matière de réformes structurelles, et « nous tenons compte des effets collatéraux de nos décisions » par le biais d'analyses continues de leur caractère proportionné, a-t-il ajouté. (Mathieu Bion)