La Commission européenne a adopté, mercredi 6 et jeudi 7 mai, plusieurs dispositifs de soutien dans le contexte du Covid-19, en vertu du cadre temporaire pour les aides d'État du 19 mars 2020 (modifié le 3 avril 2020).
Hongrie. Le 7 mai, la Commission a autorisé un régime hongrois visant à soutenir la chaîne de valeur agroalimentaire dans le contexte de la pandémie. Ce régime devrait mobiliser 314 millions d'euros. Ce régime sera accessible aux petites et moyennes entreprises (PME) actives dans tous les secteurs, mais il vise plus largement la chaîne de valeur agroalimentaire. La mesure a pour objectif de fournir à ces entreprises des moyens financiers pour couvrir leurs besoins immédiats en fonds de roulement et en investissements et les aider à poursuivre leurs activités en cette période difficile.
Finlande. La Commission a approuvé, le 6 mai, deux régimes finlandais dotés d'un budget total de 40 millions €, destinés à soutenir les secteurs de l'agriculture et de la pêche dans le contexte de la pandémie de coronavirus. L'aide prend la forme de subventions directes et les régimes sont dotés d'un budget total estimé à 40 millions d'euros (30 millions d'euros pour l'agriculture et 10 millions d'euros pour la pêche et l'aquaculture).
L'objectif de ces programmes est d'aider ces entreprises à faire face aux problèmes de liquidités en couvrant une partie de leurs salaires, de leurs loyers et d'autres dépenses de fonctionnement essentielles, nécessaires à la poursuite de leurs activités.
La Commission a estimé que les mesures finlandaises étaient conformes aux conditions énoncées dans le cadre temporaire. En particulier, le montant maximal de l'aide pouvant être accordée au titre des régimes ne dépasse pas 100 000 € pour les entreprises actives dans la production agricole primaire ou 120 000 € pour les entreprises actives dans la pêche et l'aquaculture.
République tchèque. La Commission a approuvé, le 7 mai, un régime d'aide tchèque de 7,3 millions d'euros destiné à soutenir les activités de recherche et développement (R&D) liées au coronavirus.
L'aide publique prendra la forme de subventions directes. Le régime sera accessible à toutes les entreprises tchèques capables de mener des projets de R&D pertinents dans tous les secteurs. L'aide couvrira 75% des coûts de R&D concernés. En outre, les résultats des activités de recherche seront mis à la disposition de tiers dans l'Espace économique européen par le biais de licences non exclusives. (Lionel Changeur)