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Bulletin Quotidien Europe N° 12482
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POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Frans Timmermans espère que la stratégie 'de la ferme à la table' sera présentée le 20 mai

Le vice-président exécutif de la Commission européenne, Frans Timmermans, a souligné, jeudi 7 mai, devant la commission de l’agriculture du Parlement européen, qu’il n’allait pas reporter la présentation de la stratégie 'de la ferme à la table'. Elle devrait donc être adoptée par la Commission européenne « le 20 mai », a-t-il dit. Un report d'une semaine serait possible toutefois, selon des sources. 

Il a aussi assuré, face aux inquiétudes des députés, que les secteurs agricoles les plus touchés par la crise ne seront pas oubliés dans le plan de relance que la Commission est en train de finaliser.

Budget de la PAC. M. Timmermans est resté très vague sur le futur budget de la politique agricole commune (PAC), car la Commission y travaille dans le cadre de la présentation du cadre financier pluriannuel (CFP) révisé pour 2021-2027. « Nous n’avons pas encore pris de décision sur le budget de la PAC », a-t-il dit en répondant aux questions de députés.

Il a par ailleurs préconisé que l’argent de la PAC atteigne « les agriculteurs qui ont les mains dans la terre et les petites exploitations ».

M. Timmermans a indiqué que la Commission allait présenter une stratégie sur les forêts. « Planter des arbres, multiplier les puits de carbone, permettre au secteur du tourisme de travailler autrement et accroître la production du bois, par exemple pour le secteur de la construction » sont des pistes à envisager.

M. Timmermans a estimé en outre qu’il fallait « faire mieux » en matière de verdissement des aides agricoles, en tirant les leçons du second pilier (développement rural) pour les appliquer au premier pilier, grâce aux écorégimes.

Plan de relance. Le secteur agricole est fortement touché par la crise du Covid-19 et « les segments les plus touchés devraient pouvoir bénéficier de mesures de soutien dans le plan de relance », a dit le vice-président. L’accent sera mis sur les PME, a-t-il ajouté.

Résilience. Il faut, après la crise, accroître la résilience de l’UE, a souligné le vice-président. Il faudra donc réduire notre dépendance à l’égard des importations de l'extérieur de l'UE en augmentant la capacité productive en Europe et en améliorant les biotopes. Le vice-président au ‘pacte vert européen’ s’est même dit favorable au développement de la « production locale ». Mais il faut, selon lui, trouver un équilibre entre la hausse de la résilience de l’Europe et « le protectionnisme total, qui est une erreur ».

Consultations. Le moment est donc venu, selon lui, de présenter les stratégies ‘biodiversité’ et 'de la ferme à la table'. Il y a eu une consultation sur la stratégie 'de la ferme à la table', a-t-il rappelé, avec plus de 600 réactions.

La consultation se poursuivra après la présentation de cette stratégie et « aucune proposition concrète ne sera formulée sans véritable étude d’impact », a promis M. Timmermans.

Climat. L’agriculture est une priorité, mais la crise climatique ne va pas disparaître, a-t-il insisté. « Si nous ne réagissons pas aux crises climatique et de la biodiversité, le secteur qui sera le plus durement touché sera l’agriculture », a mis en garde le vice-président.

Pesticides. M. Timmermans a souligné que les nouvelles technologies et la numérisation devraient permettre d’aider les agriculteurs à être plus précis et à « utiliser moins de pesticides ». Il faut soutenir la recherche pour obtenir « les meilleures cultures, les meilleures méthodes de culture ».

Herbert Dorfmann (PPE, italien) a demandé de reporter à l’automne le débat sur la stratégie 'de la ferme à la table'.

Paolo De Castro (S&D, italien) a estimé que la faiblesse des financements européens pousserait les États membres à intervenir en créant des distorsions de concurrence.

Selon Ulrike Müller (Renew Europe, allemande), l’exigence de réduire de 50% les pesticides risque de « remettre en question la production de denrées de qualité »

Pour Martin Häusling (Verts/ALE, allemand), il faut avancer plus vite sur la stratégie 'de la ferme à la table' et « mettre au point une nouvelle PAC ».

Zbigniew Kuźmiuk (CRE, polonais) a évoqué la baisse de revenus des agriculteurs en cas d’obligation de réduire l’utilisation de pesticides et d’engrais. Il a préconisé une hausse « au minimum de 10% » du budget de la PAC post-2020 pour avoir les moyens de mettre en œuvre le 'pacte vert européen'.

« Je vous demande de ne pas faire la sourde oreille aux demandes de soutien des différents secteurs, comme le vin, les fruits et légumes, l’horticulture ou la viande de veau », a lancé Irène Tolleret (Renew Europe, française). (Lionel Changeur)

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