Les fédérations européennes actives dans la gestion durable des ressources ont salué, mercredi 18 mars, le Plan d'action 2.0 pour l'économie circulaire présenté par la Commission (EUROPE 12444/1), mais sont déçues qu'il ne prévoie pas de nouveaux efforts pour détourner les déchets des décharges, alors que 175 millions de tonnes de déchets sont encore mises en décharge en Europe chaque année et génèrent plus de 140 millions de tonnes d'émissions équivalentes CO2, ont-elles souligné.
Afin que soient adoptées les mesures nécessaires pour empêcher la fuite des flux de déchets susceptibles d'être recyclés ou valorisés vers des décharges à grande échelle, ces organisations ont formulé leurs attentes dans un communiqué commun.
Elles demandent à la Commission européenne et aux décideurs politiques d'utiliser les mesures les plus efficaces pour minimiser la mise en décharge à grande échelle dès que possible en assurant la mise en œuvre des objectifs existants en matière de déchets municipaux.
Elles appellent aussi à une approche intégrée des déchets industriels et commerciaux, avec des mesures visant à stimuler le recyclage, les autres formes de valorisation et à réduire la mise en décharge de ces flux de déchets, en fixant, dans la directive européenne sur la mise en décharge, un plafond pour les déchets commerciaux et industriels (recyclables ou valorisables), comme cela a été fait pour les déchets municipaux en 2018. Cela permettrait de créer des conditions de concurrence équitables dans les États membres de l'UE, font-elles valoir. Le plafond devrait prendre en considération la nécessité d'une chaîne de gestion des déchets plus circulaire.
Sont signataires du communiqué : la CEWEP (Confédération européenne des usines de valorisation énergétique des déchets), ESWET (European Suppliers of Waste-to-Energy Technology), Euroheat & Power, la FEAD (Fédération européenne pour la gestion des déchets et les services environnementaux) et Municipal Waste Europe. (Aminata Niang)