La Commission européenne et le réseau des autorités nationales de protection des consommateurs de l'UE (CPC) ont lancé, jeudi 19 mars, des actions communes pour lutter contre les fausses ventes ou arnaques en ligne en lien avec le Covid-19.
Les autorités de protection des consommateurs de l'UE publieront d'ailleurs « dans les prochains jours » un guide pour aider à mieux identifier ces pratiques problématiques, a indiqué la Commission dans un communiqué.
Ces « orientations permettront de coordonner l'action de toutes les autorités nationales, des commerçants et des plateformes, et de conseiller les autorités nationales sur la manière d'éradiquer rapidement les fausses allégations ».
Depuis le début de la crise, « on a constaté une augmentation du nombre de commerçants malhonnêtes vendant de faux produits en ligne censés prévenir ou guérir le nouveau virus. Ces fausses allégations portent sur un certain nombre de produits tels que des masques, des casquettes et des désinfectants pour les mains », dit la Commission.
« Ces commerçants exploitent la situation actuelle pour vendre leurs produits à des prix très élevés en prétendant, par exemple, que les stocks sont en baisse et trompent ainsi les consommateurs européens ». Cette action commune des autorités nationales s’inspire d’une première action lancée par l'autorité italienne. Les différentes autorités se partageront désormais « activement les informations » et veilleront à suivre une « approche cohérente pour lutter contre ces pratiques et pour faire en sorte que les consommateurs ne soient pas trompés par des professionnels malhonnêtes ».
« Certaines plateformes, telles qu'Amazon et Facebook, ont volontairement pris des mesures contre cette publicité. Les organisations de consommateurs intensifient leur travail. C'est la voie à suivre. J'invite tous les acteurs, y compris les marchés en ligne et les plateformes d'hébergement de médias, à continuer de nous aider à lutter contre ces comportements prédateurs », a réagi Didier Reynders, commissaire responsable pour ce dossier, qui a appelé les États membres à prendre rapidement les mesures nécessaires et toutes les plateformes en ligne à « intensifier leurs efforts pour détecter et supprimer rapidement les fausses déclarations ». (Solenn Paulic)