« La chaîne d'approvisionnement alimentaire européenne travaillera en étroite collaboration afin de garantir que chacun en Europe continue d'avoir accès à des produits alimentaires et des boissons sûrs, de qualité et abordables pendant la pandémie de coronavirus », indique un communiqué publié jeudi 19 mars par les organisations Copa-Cogeca, FoodDrinkEurope et CELCAA (European Liaison Committee for Agricultural and Agri-Food Trade).
Elles soulignent l'importance du bon fonctionnement de la chaîne d'approvisionnement alimentaire pour contribuer à la lutte contre la pandémie et pour « garantir la sécurité alimentaire de nos concitoyens ».
Après les mesures de restrictions prises par les États membres de l'UE, « nos membres font état de difficultés croissantes dans leurs activités commerciales » (retards et perturbations aux frontières nationales pour la livraison de certains produits, freins à la circulation des travailleurs, éventuelles pénuries de main-d'œuvre).
Les organisations demandent à la Commission européenne de travailler en collaboration avec elles et « de faire tout ce qui est en son pouvoir » (avec une stratégie cohérente et claire) pour assurer un flux ininterrompu de produits agricoles, de produits alimentaires et de boissons et de matériaux d'emballage (par exemple, par des ‘voies vertes’).
Des solutions sont demandées aussi pour « prévenir et gérer les pénuries de main-d'œuvre afin que la chaîne d'approvisionnement alimentaire puisse fonctionner efficacement ».
Les organisations : - saluent les récentes lignes directrices de la Commission sur la gestion des frontières, mais regrettent « les graves perturbations » qui subsistent ; - demandent à la Commission de travailler avec les États membres pour « explorer les moyens de soutenir le secteur agroalimentaire qui a déjà subi et continuera de subir d'énormes pressions financières » ; - demandent à la Commission de travailler avec les États membres pour « surveiller le manque potentiel de travailleurs (y compris les travailleurs saisonniers) et les répercussions sur la production et de préparer des plans d'urgence » ; - demandent à la Commission de surveiller le prix des matières premières et du transport ainsi que les pratiques commerciales déloyales et de veiller à ce que toute action soit guidée par la science.
Ils rappellent enfin qu’il n’y a « aucune preuve » que les aliments soient une source ou une voie de transmission probable du virus (EUROPE 12443/8).
Lien vers le communiqué en anglais : http://bit.ly/3b4AjqQ (Lionel Changeur)