Le président du Conseil européen, Charles Michel, met la dernière main à sa proposition de compromis sur le cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE pour 2021-2027, qui devrait être présentée jeudi 13 ou vendredi 14 février (EUROPE 12421/1).
Le nouveau ‘cadre de négociation’ sur le prochain CFP pourrait être examiné vendredi 14 février par les ambassadeurs de l’UE (Coreper), avant un débat, lundi 17 février, au Conseil 'Affaires générales' de l’UE. Ces discussions permettront de préparer au mieux la réunion du Conseil européen du 20 février, consacrée aux négociations sur le prochain CFP.
Charles Michel a poursuivi ses consultations, mercredi 12 février, grâce à des vidéoconférences avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français, Emmanuel Macron, le président chypriote, Níkos Anastasiádis, le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, et le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar. Charles Michel aura ainsi rencontré les 27 chefs d’État ou de gouvernement pour évoquer ce dossier.
Le PE prêt à aller jusqu’au bout. David Sassoli, président du Parlement européen, a signalé, mercredi 12 février à Strasbourg, que le PE se tenait prêt à « aller jusqu’au bout » pour défendre ses priorités et prérogatives sur le CFP. Il s’est opposé à une baisse des crédits de la cohésion et de la politique agricole commune et a demandé des financements « suffisants » pour le 'pacte vert européen'. Le PE ne renoncera pas à ses ambitions, a mis en garde le président du PE. Il a dit espérer « qu'aucun gouvernement de l'UE ne va miser sur un échec de la nouvelle Commission européenne ».
Il a critiqué l'« insuffisant » projet finlandais (1,07% du revenu national brut de l'UE), qui représente une différence de 240 milliards d'euros, par rapport aux besoins identifiés par le PE. M. Sassoli a estimé qu'il fallait « revenir sur les rabais » et a jugé « insupportable » que ce sujet serve d'alibi à certains pays pour « refuser la générosité vis-à-vis de l'UE ». (Lionel Changeur)