Les maires de l'alliance du 'Pacte des villes libres', qui regroupe Bratislava, Budapest, Prague et Varsovie, ont adressé une lettre, soutenue par 11 autres grandes villes et capitales, à la présidente de la Commission européenne, pour obtenir plus de fonds directement attribués dans le prochain budget européen, notamment pour faire face aux enjeux environnementaux et climatiques.
Ce peut-être des mesures nouvelles ou l’extension, voire la refonte, de dispositifs existants, écrivent-ils, tels que les 'Actions innovatrices urbaines' (Urban Innovative Actions), financées par le Fonds européen de développement régional (FEDER) et Horizon Europe, « qui peuvent donner aux villes les moyens de mettre en œuvre des politiques vertes ».
Le FEDER prévoit actuellement une ligne budgétaire de 6% directement allouée aux villes. L’idée serait, a expliqué Rafał Trzaskowski en conférence de presse, d’attribuer jusqu’à 10% aux villes dans le cadre de la politique de cohésion, notamment pour investir dans le secteur des transports.
Contourner l’échelon national. Tout l’enjeu est de contourner des arbitrages purement politiques de l’échelon national lors de la distribution des enveloppes financières dans la politique de cohésion. Ces maires étant en conflit plus ou moins ouvert avec leur gouvernement national respectif, ils craignent de faire les frais d’une décision fondée sur des considérations tout autres que rationnelles.
Car les capitales souffrent d’un grand paradoxe, elles représentent une part considérable du PIB national, mais n'ont que très peu de recettes propres.
À l’heure actuelle, la lettre a été signée par les maires de Berlin, Vienne, La Haye, Athènes, Riga, Vilnius, Tallinn, Francfort, Košice, Milan et Strasbourg.
Le même jour, les maires rencontraient le Premier vice-président, Frans Timmermans. Demain, ils rencontreront la commissaire à la Cohesion et aux Réformes, Elisa Ferreira. (Pascal Hansens)