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Bulletin Quotidien Europe N° 12424
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Justice

La montée de l’antisémitisme et du racisme dans l’UE préoccupe toujours autant le PE

Les députés européens ont débattu, mardi 11 février dans la soirée, de la montée de l’antisémitisme, du racisme et de la haine en Europe. Un sujet récurrent au sein de l’hémicycle et qui préoccupe toujours autant les parlementaires européens.

« L’antisémitisme tue, aujourd’hui. À nouveau, des Européens ont peur parce qu’ils sont juifs, beaucoup s’en vont ailleurs. Aujourd’hui encore, écoles, synagogues et cimetières doivent être protégés », a déploré la députée belge Frédérique Ries (RE). « Est-ce qu’on peut dire aujourd’hui vraiment que l’Europe en fait assez ? », a-t-elle demandé à la commission.

« Je suis au regret de répondre que non, nous n’en faisons pas encore assez et nous avons tous l’obligation de faire beaucoup plus », lui a répondu la vice-présidente de la Commission européenne, Věra Jourová.

La Commission a exhorté les États membres à adopter leurs stratégies nationales sur l'antisémitisme, ce qui permettra de mettre en place des plans concrets dans les domaines de la sécurité et de l'éducation, a-t-elle assuré. « Nous voulons voir des mesures concrètes accompagnées d'argent », a-t-elle ajouté.

Ces plans sont encore en cours d’élaboration et seront examinés sous présidence allemande du Conseil de l’UE, a-t-elle précisé, se félicitant que Berlin ait déjà annoncé que l’antisémitisme figurera en haut de son agenda.

« Il y a 75 ans, nous, Européens, nous sommes mis d'accord sur le ‘plus jamais ça’, et pourtant, en 2020, l'antisémitisme est en hausse. La haine et l'intolérance dans l'Union européenne sont en constante augmentation », a pour sa part regretté Kati Piri (S&D, néerlandaise).

La députée néerlandaise s'en est aussi prise aux partis politiques au sein du PE qui « alimentent le climat de racisme et anti-migration avec leur rhétorique ». « Nous ne pouvons pas permettre à des partis d'extrême droite, comme l'AfD en Allemagne, le Fidesz en Hongrie, La Lega en Italie, de devenir les voix dominantes de notre débat public », a-t-elle lancé.

Des propos qui n'ont pas plu aux députés du groupe Identité et Démocratie (ID). Pour le Belge Filip de Man (ID), le « véritable problème » est l'« afflux massif de racistes musulmans qui sont responsables de 99% de la violence antisémite dans l’UE » et « la solution, ce sont les frontières ».

Lundi, lors de l’ouverture de la session plénière, le groupe ID avait demandé l’ajout d’un débat séparé sur « la liberté d’expression face à la montée du fondamentalisme religieux », en réaction à l’affaire de l’adolescente Mila en France - proposition qui a été rejetée par 278 voix. Le député français François-Xavier Bellamy (PPE) avait aussi proposé d’ajouter ce thème au débat sur l’antisémitisme et le racisme, mais s’est également vu opposer une fin de non-recevoir. (Marion Fontana)

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