La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, et le ministre des Affaires étrangères jordanien, Ayman Safadi, ont signé, lundi 17 juin à Luxembourg, l’accord-cadre de participation de la Jordanie aux opérations de gestion de crise de l’UE.
Si le Royaume hachémite de Jordanie est le 19e pays tiers à signer un tel accord avec l’UE, il est le premier de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, a souligné la Haute Représentante devant la presse, à l’issue du 13e Conseil d’association UE-Jordanie. « Cela permet le détachement de personnel jordanien auprès des missions et opérations de l'UE, tant civiles que militaires », a-t-elle précisé.
Le Conseil d'association a été l’occasion d'identifier les domaines dans lesquels l'UE et la Jordanie pourraient renforcer leur coopération. Les deux parties ont également confirmé leur volonté d'approfondir encore le dialogue sur les questions d'intérêt mutuel « à commencer par le renforcement de la sécurité, la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent, la gestion intégrée des frontières, la croissance fondée sur la connaissance et l'inclusion, la création d'emplois, l'innovation, l'employabilité et la promotion de l'État de droit, des droits de l'homme et de la gouvernance démocratique ».
Européens et Jordaniens sont également convenus de la nécessité que la Jordanie poursuive son programme de réformes économiques et mette en œuvre une stratégie à long terme de réformes politiques. Le commissaire à la Politique de voisinage, Johannes Hahn, a annoncé qu’il se rendrait le 25 juin à Amman avec les institutions financières européennes et internationales, pour une mission conjointe de haut niveau.
L’UE a salué le respect par la Jordanie des conditions du deuxième et dernier décaissement au titre de son deuxième programme d'assistance macrofinancière (AMF) doté de 200 millions d’euros. Selon M. Hahn, le décaissement de la tranche de 100 millions d’euros pourrait se faire avant la pause estivale et l’UE pourrait envisager un troisième train de mesures d’assistance. Les Européens ont également salué les efforts du pays pour mettre en œuvre et maximiser les avantages du régime révisé des règles d'origine et l'ont encouragé à intensifier encore ses efforts.
Lors du Conseil, les questions régionales, notamment le Proche-Orient (voir autre nouvelle) et particulièrement la Syrie, ont également été abordées. (Camille-Cerise Gessant)