login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12208
Sommaire Publication complète Par article 20 / 32
ACTION EXTÉRIEURE / Palestine

Le CEIRPP de l’ONU demande à l’UE de passer des paroles aux actes

Lors d’une visite à Bruxelles, mercredi 6 mars, une délégation du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien (CEIRPP en anglais), créé par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1975, a demandé à l’Union européenne de passer des paroles aux actes concernant la solution à deux États. 

« Réitérer une position n’est pas suffisant », a estimé l’observateur permanent de la Palestine auprès de l’ONU, Riyad Mansour, alors que l'UE rappelle constamment son soutien à une solution à deux États. 

Pour le président du CEIRPP, Cheikh Niang, représentant du Sénégal auprès de l’ONU, « sans une diplomatie effective, l’élan de la résolution 2334 de décembre 2016 [qui rappelle notamment le soutien à une solution à deux États, NDLR] va être perdu ». « La Belgique et l’UE peuvent jouer un rôle essentiel dans la résolution du conflit », a-t-il ajouté. 

M. Mansour, pour sa part, a souhaité que « l’UE et les États membres soient en première ligne en termes d’engagement, car ils sont une force motrice très puissante qui peut influencer les événements d’une manière positive ». 

MM. Niang et Mansour ont demandé aux États membres de reconnaître l’État de Palestine, car cela pourrait notamment donner à la Palestine les moyens de négocier. Parmi les 139 pays qui ont reconnu l'État de Palestine, neuf sont membres de l'UE : Malte, Chypre, la République tchèque et la Slovaquie (du temps de la Tchécoslovaquie), la Roumanie, la Bulgarie, la Pologne, le Portugal et la Suède. 

Pour le représentant palestinien, l’UE pourrait également appeler à une réunion des ministres du Quartet (UE, ONU, États-Unis et Russie). Alors que les Américains pourraient proposer, prochainement, un plan pour la paix au Proche-Orient, M. Mansour a souhaité que les Européens défendent le consensus acté sur une solution à deux États, estimant qu’il ne fallait pas permettre aux États-Unis de décider comment résoudre le conflit. Selon lui, le Proche-Orient « ne doit pas être un incubateur pour des expériences ». « Il est irresponsable d’essayer de mettre le consensus [sur la solution à deux États] à la poubelle », a-t-il lancé, en référence à l’attitude américaine. M. Mansour a aussi demandé à l’UE de discuter avec les États-Unis à ce sujet et concernant l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). « Nous espérons que l'UE va continuer à appuyer l’UNRWA de façon prévisible », a aussi souligné le président du CEIRPP. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
SOCIAL
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES
CARTE BLANCHE