En vue du Conseil européen de printemps, les ministres européens de l’Environnement ont eu, mardi 5 mars, un échange de vues sur les aspects environnementaux du 'Semestre européen', cet exercice budgétaire qui a démarré avec la publication, par la Commission, de l'examen annuel de la croissance 2019 établissant un lien entre réformes structurelles et investissements.
Tous sont convenus que, pour garantir la durabilité, le principal défi pour l’avenir consiste à faire en sorte que les investissements offrent des avantages sociaux aux citoyens de l’UE et ne portent pas directement ou indirectement atteinte à l’environnement.
De nombreux ministres ont souligné l’importance d’entreprendre des réformes structurelles pour permettre la transition de l’UE vers une économie circulaire, à faibles émissions de carbone et durable. Ils ont reconnu que ces réformes doivent s’accompagner d’investissements publics et privés. D’où la nécessité de créer des incitants pour encourager les investissements privés durables.
Des critères pour que tous les financements soient durables et bons pour l'environnement : c'est tout ce que souhaite le Conseil 'Environnement' qui considère comme un grand pas en avant l'accord politique PE/Conseil du 25 février sur la proposition de règlement créant une nouvelle catégorie d’indices de référence pour aider les investisseurs à comparer l’empreinte carbone des investissements (EUROPE 12202).
Le commissaire à l’Environnement, Karmenu Vella, a annoncé aux ministres que le cycle 2019 crée des opportunités significatives. « Pour la toute première fois, la Commission inclut un lien très clair entre les défis des réformes structurelles et les besoins en investissements sectoriels dans les différents États membres. Nous avons veillé à ce que soient assurés des investissements sur mesure et adéquats dans des domaines comme l’eau, l’air, les infrastructures pour l’eau, à considérer par les États membres dans les préparatifs des partenariats pour la programmation post-2020 », a-t-il déclaré à l'issue de la session.
Il a rappelé aussi que la proposition de budget 2021-2027 de l'UE vise, pour la politique agricole commune (PAC), la mise en place de plans stratégiques nationaux prévoyant l’allocation de ressources pour relever les défis environnementaux (comme des indicateurs pour les émissions atmosphériques et la mise en œuvre de la directive NEC) et une plus grande intégration de la protection de la nature et de la biodiversité dans les plans d’investissements des États membres. (Aminata Niang)