Le chef de file du groupe PPE au Parlement européen et candidat à la présidence de la Commission européenne, l’Allemand Manfred Weber, a adressé le 5 mars une lettre au président du Parti populaire européen (PPE), Joseph Daul, pour résumer les conditions qu’il estime nécessaires pour que le parti hongrois Fidesz du Premier ministre Viktor Orbán puisse se maintenir dans la famille chrétienne-démocrate.
Cette lettre suit une interview donnée le même jour au journal Bild dans laquelle le Spitzenkandidat du PPE demandait à Viktor Orbán à la fois de stopper les campagnes 'anti-UE' et 'anti-Juncker', de s’excuser auprès des partis membres du PPE pour certains de ses propos et enfin de rétablir le fonctionnement normal de l’Université d’Europe centrale à Budapest (EUROPE 12207).
Dans cette lettre, adressée à Joseph Daul, l’Allemand explique qu’il avait encore « l’espoir d’unité » en novembre, au Congrès du PPE à Helsinki lorsque les membres hongrois du Fidesz ont soutenu la résolution sur les valeurs démocratiques.
« Cependant, cet espoir a disparu en raison des développements des derniers jours et semaines », reconnaît M. Weber.
Les « attaques répétées contre les dirigeants du PPE, la réticence à résoudre les procédures d’infraction ouvertes et, ces derniers jours, les attaques contre d’autres partis membres du PPE (« idiots utiles ») portent gravement atteinte à l'unité de notre parti », écrit Manfred Weber.
Afin de préserver l’unité du PPE, le Fidesz doit « démontrer la volonté de rester membre du PPE », justifie encore l'eurodéputé.
Le PPE discutera le 20 mars, en amont du sommet européen de printemps, de cette décision d’exclusion ou de suspension du Fidesz. (Solenn Paulic)