La Commission européenne a signalé, mercredi 6 mars, qu’aucune solution n’avait encore été trouvée avec les négociateurs britanniques sur les garanties légales demandées par le Royaume-Uni au sujet du filet de sécurité ('backstop') destiné à éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord.
À l’issue de pourparlers qui se sont tenus ces derniers jours, jusqu'à mardi 5 mars, entre le secrétaire d’État britannique au Brexit, Stephen Barclay, le procureur général, Geoffrey Cox, et les équipes de Michel Barnier, le négociateur de l’UE sur le Brexit, ce dernier a informé le Collège des commissaires que les discussions avaient été « difficiles », a relaté Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission européenne.
« Aucune solution n’a été identifiée à ce stade qui soit cohérente avec l’accord de retrait britannique et le protocole sur l’Irlande du Nord, que nous n’allons pas rouvrir », a poursuivi le porte-parole, citant l’information donnée par Michel Barnier.
Les discussions techniques doivent toutefois encore se poursuivre cette semaine.
Selon les médias anglais, Geoffrey Cox et Stephen Barclay ont tous deux confirmé en quittant Bruxelles avoir eu des discussions difficiles avec leurs homologues européens.
Le deuxième vote décisif des députés britanniques sur l'accord de retrait britannique est prévu le 12 mars. (Solenn Paulic)