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Bulletin Quotidien Europe N° 12177
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INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

La Commission demande à Mme May de clarifier au plus vite ses intentions vis à vis de l'UE

La Commission a exhorté, mardi 22 janvier, le gouvernement britannique « à clarifier ses intentions aussi vite que possible » vis-à-vis de l’UE et mis en garde contre le fait qu’un scénario de sortie sans accord impliquerait forcément le retour « à une frontière physique » sur l’île d’Irlande. 

Le porte-parole Margaritis Schinas s’exprimait au lendemain du discours du Premier ministre britannique, Mme Theresa May, devant son parlement (EUROPE 12176) au cours duquel elle a indiqué qu’elle continuerait à parler avec toutes les forces politiques, en particulier à propos du filet de sécurité irlandais, et qu’elle présenterait dans la foulée à l’UE les conclusions de ses échanges. 

Les ambassadeurs des États membres réunis en format 'article 50' doivent continuer à discuter mercredi 23 janvier de la préparation à ce scénario de sortie sans accord. Au PE, mardi 22 janvier, le coordinateur pour le Brexit, Guy Verhofstadt, a aussi annoncé que le PE se prononcerait sur des mesures d’urgence début mars. Un débat a eu lieu en commission des Affaires constitutionnelles sur les développements au Royaume-Uni après le rejet de l’accord conclu le 25 novembre avec les Vingt-sept (EUROPE 12172) et a donné lieu à des avis mitigés, plusieurs députés se disant ouverts notamment à une extension de l’article 50 pour sortir de l’impasse et d’autres se disant, au contraire, très sceptiques sur cette possibilité. 

Le coordinateur pour le Brexit a jugé qu’il était possible d’étendre l’article 50, mais pas au-delà du 2 juillet, premier jour de session du nouveau Parlement européen. D’autres députés, comme Pascal Durand (Verts/ALE, français) ou Alain Lamassoure (PPE, français), ont souhaité pour leur part s’en tenir à la date de sortie prévue au 29 mars, un report pouvant ouvrir d’autres problématiques. Pour l’élu du PPE, une extension ne pourrait être accordée que pour un motif sérieux et majeur au Royaume-Uni, sinon c’est « toute l’UE qui attraperait la gangrène britannique ». Sur le contenu en tout cas, le coordinateur belge a suivi la ligne de Michel Barnier, le négociateur de l'UE pour le Brexit, et exclu de renégocier le filet de sécurité irlandais, mais ouvert la porte à un échange possible avec Londres sur la future relation. (Solenn Paulic)

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