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Bulletin Quotidien Europe N° 12177
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INSTITUTIONNEL / Avenir de l'ue

M. Tusk espère que le renforcement de l'amitié franco-allemande œuvrera pour l'intégration de toute l'Europe

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a demandé à l'Allemagne et à la France, mardi 22 janvier, d'envoyer « un signal clair » selon lequel leur coopération renforcée scellée dans le traité bilatéral d'Aix-la-Chapelle, signé le même jour, ne constitue « pas une alternative à la coopération de l'Europe dans son ensemble ».

Une coopération franco-allemande accrue doit œuvrer « pour l'intégration et non pas à la place de l'intégration », a-t-il souligné lors de la cérémonie de signature à Aix-la-Chapelle. « La force véritable du moteur franco-allemand est déterminée par sa force d'attraction », lui a fait écho le président roumain, Klaus Iohannis. 

Avant eux, la chancelière allemande, Angela Merkel, s'était réjouie que le nouveau traité bilatéral dispose que l'Allemagne et la France sont « résolues à se prêter assistance en toute circonstance », notamment en matière de défense (EUROPE 12174). 

Le président français, Emmanuel Macron, avait jugé que cette nouvelle étape dans l'amitié franco-allemande, qui se traduira notamment par plus de « convergence économique et sociale », était compatible avec la construction européenne, au moment où l'Europe est confrontée aux menaces extérieures et à la montée du nationalisme et au moment où elle est bousculée par « un Brexit douloureux » et des défis globaux tels que les dérèglements climatiques et la migration. 

« Nous aimons nos patries et nous aimons l'Europe parce que nous savons qu'elles sont irrémédiablement inséparables », a-t-il souligné, assurant que l'Europe, telle que Paris et Berlin l'envisagent, n'est « pas un projet d'Empire, mais un projet démocratique d'un souffle nouveau ». Et de rappeler l'importance de démontrer aux citoyens que l'Europe peut être « le bouclier du peuple face aux défis et aux menaces » identifiées. 

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a admis que l'amitié franco-allemande « irrite » de temps à autre. Mais « cette irritation se transforme en douleur quand la France et l'Allemagne ne sont pas d'accord », a-t-il noté. (Mathieu Bion)

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