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Bulletin Quotidien Europe N° 12177
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ACTION EXTÉRIEURE / GÉorgie

Première visite de la présidente à Bruxelles pour rappeler l’importance du partenariat

Pour sa première visite à l’étranger, la nouvelle présidente de la Géorgie, Salomé Zourabichvili, s’est rendue à Bruxelles, pour rappeler l’attachement que son pays porte à son intégration européenne. 

Cette première visite est « un geste fort, symbolique qui marque une priorité absolue, inscrite dans la constitution géorgienne […] de l’intégration dans cette Europe à laquelle la Géorgie appartient par son cœur, sa culture et son identité », a-t-elle souligné devant le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Devant le président du Conseil européen, Donald Tusk, Mme Zourabichvili a expliqué que l’intégration à l’UE était une « perspective centrale pour le développement » de son pays. 

Rappelant que son pays a été considéré comme un voisin de l’UE depuis 15 ans, qu’il était membre du Partenariat oriental depuis 10 ans et que l’accord d’association avait 5 ans, la présidente s’est demandé ce qu’il allait se passer cette année. « Tous les cinq ans, nous devons obtenir quelque chose de plus, et nous sommes prêts », a-t-elle lancé devant M. Tusk sans donner plus de détails. 

Malgré les difficultés auxquelles l'UE fait face, « cela ne veut pas dire que l’on va ralentir la coopération et le travail », a-t-elle prévenu. Mme Zourabichvili a espéré que la conférence de Batoumi, prévue en juillet prochain pour célébrer les 10 ans du Partenariat oriental, serait une occasion de discuter de l'avenir des relations. 

MM. Juncker et Tusk ont apporté leur soutien aux ambitions de la présidente. Si selon le premier, Tbilissi avance « à un pas rapide et à un rythme accéléré », vers l’UE, pour le second, l’UE est engagée à intensifier la coopération dans le cadre de l’accord d’association. Selon lui, l’accord a le potentiel de renforcer davantage la résilience sociale, économique, politique et institutionnelle de la Géorgie. 

Les rencontres ont été l'occasion de faire le point sur les réformes en cours en Géorgie. M. Tusk a salué le dévouement du pays à réformer et rappelé l’importance de progresser en termes d’État de droit et de justice, tandis que M. Juncker a souligné les « réels progrès » en cours sur la réforme du système judiciaire. Les deux présidents se sont aussi félicités de la libéralisation des visas, qui a permis depuis 2017 à 300 000 Géorgiens de venir dans l’UE sans visa. Et si certains États membres s’inquiètent du nombre de demandes d’asile injustifiées de la part de Géorgiens dans l’UE, pour la Commission, il n’y a pas de raison de demander que le mécanisme de suspension de la libéralisation des visas soit enclenché. 

La situation sécuritaire a aussi été évoquée. Remerciant l'UE pour sa présence physique, via sa mission, sur la ligne de contact entre la Géorgie, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, la présidente a appelé à une action concertée et forte de la communauté internationale, dont l’UE, pour trouver une solution pacifique « nécessaire et plus ambitieuse » au conflit. « Les efforts pacifiques que poursuit la Géorgie ne sauraient aboutir qu’avec le soutien déterminé de nos partenaires. Seuls, ils ne pourront aboutir », a-t-elle prévenu. 

Mme Zourabichvili a également insisté sur la mer Noire, estimant qu’il était nécessaire de refaire de cette mer une zone de coopération. (Camille-Cerise Gessant)

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