Le sommet de Palerme sur la Libye s’est conclu sans véritables avancées, mardi 13 novembre.
Dans la déclaration finale, les délégations – dont l’UE, par le biais du président du Conseil européen, Donald Tusk, et de la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini - ont salué l’engagement des parties libyennes à préparer des élections pour le printemps.
Les Libyens se sont engagés à « assumer des responsabilités institutionnelles pour organiser un processus électoral crédible, pacifique et bien préparé, en soulignant l'importance de conclure le cadre constitutionnel et le processus électoral d'ici le printemps 2019 ». Ils vont veiller, avec l’aide de la communauté internationale, à ce que les conditions techniques, législatives, politiques et de sécurité requises soient en place et ils accepteront les résultats du scrutin.
La communauté internationale a exhorté les Libyens et les institutions du pays à « renoncer à recourir à la force pour régler leurs différends », « adopter des principes et un calendrier précis pour progresser dans l'unification de leurs institutions » et « s'engager à renouveler démocratiquement leurs organes élus ».
Les délégations ont soutenu le dialogue mené par l'Égypte en vue de la mise en place d'institutions militaires unifiées, professionnelles et responsables, sous autorité civile. Condamnant la violence, elles ont exhorté toutes les parties à poursuivre la mise en place complète et rapide des nouveaux arrangements de sécurité à Tripoli, basés sur le redéploiement des forces régulières de l'armée et de la police.
Si les participants ont qualifié la réunion « de tribune utile pour montrer l'unité de la communauté internationale dans son soutien au processus de stabilisation sous contrôle libyen », les tensions étaient importantes. Le maréchal Haftar n’a participé ni au dîner du 12 ni à la séance plénière du 13, mais a multiplié les rencontres. La Turquie a quitté la conférence, outrée de ne pas avoir été invitée à participer à une réunion informelle des principaux acteurs de la crise libyenne, tenue en marge du sommet.
« La transition politique libyenne est un long processus et chaque réunion réunissant les parties libyennes, chaque dialogue peuvent aider à résoudre certaines questions, étape par étape, pour contribuer en définitive à la transition démocratique que demande le peuple libyen », a précisé, de son côté, la porte-parole du SEAE, citant Mme Mogherini. (Camille-Cerise Gessant)