Le commissaire général de l'Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), Pierre Krähenbühl, a expliqué, mardi 9 octobre, que son agence avait réussi à combler une grande partie du trou budgétaire laissé par l’arrêt de l’aide américaine.
Ainsi, devant la presse, M. Krähenbühl a expliqué que, si l’UNRWA avait commencé l’année avec un déficit de 446 millions d’euros, ce dernier était désormais réduit à 64 millions. Il a souligné le rôle que l’UE a joué pour combler ce déficit, que ce soit en donnant de l’argent ou en motivant d’autres à en donner.
Grâce aux fonds obtenus, la rentrée scolaire des 526 000 enfants réfugiés a pu avoir lieu comme prévu. Selon M. Krähenbühl, les pays d’accueil étaient inquiets de la possibilité qu’un report de la rentrée scolaire déstabilise encore davantage la région.
Il a regretté que la décision américaine n’ait pas été prise « en relation avec les performances de l’UNRWA, mais [ait été] liée à une décision politique », ajoutant que l’humanitaire devrait être protégé de décisions politiques.
Cette décision a conduit l’UNRWA à supprimer environ 118 emplois et à transformer 500 emplois en emplois à temps partiel sur les 12 500 salariés de l'agence à Gaza. Ces décisions ont provoqué des manifestations sur place. « Gaza est dans une situation vraiment dramatique. Quand tu perds ton emploi à Gaza, c’est un enfer », a expliqué M. Krähenbühl, tout en ajoutant : « nous n’avions plus l’argent nécessaire pour tout faire, il faut fallu mettre des priorités : la distribution alimentaire, la santé ». (Camille-Cerise Gessant)