Une semaine après Facebook (EUROPE 12107), c’est au tour de Google d’être victime d’une faille de sécurité. Le Wall Street Journal a en effet révélé, lundi 8 octobre, qu’une faille de sécurité du réseau social Google+, restée en ligne entre 2015 et 2018, aurait affecté près de 500 000 comptes d’utilisateurs, avant que Google ne la découvre en mars lors d’un audit interne et la répare sans en informer les utilisateurs.
Pour la commissaire européenne à la Justice, Věra Jourová, il s’agit « d’un autre rappel des raisons pour lesquelles l’UE a eu raison d’aller de l’avant avec des règles modernes en matière de protection des données ». Sur son compte Twitter, elle a regretté que certains géants de l’Internet ne semblent pas désireux de « jouer franc jeu sans ‘intérêt règlementaire’ ».
Google a confirmé cet incident, lundi dans un communiqué, et annoncé dans la foulée la fermeture de Google+ pour le grand public prochainement.
Selon le Wall Street Journal, l'entreprise aurait à l’époque hésité à rendre publique cette information afin d’éviter de subir le même sort que Facebook, empêtré au même moment dans le scandale ‘Cambridge Analytica’ (EUROPE 11984).
Le président du groupe ADLE au Parlement européen, Guy Verhofstadt, est d’avis que, tout comme Mark Zuckerberg en mai dernier (EUROPE 12024), le patron de Google, Sundar Pichai, devrait venir témoigner devant le Parlement. « Il est temps de dompter ces monstres de la technologie une fois pour toutes ! », a-t-il déclaré sur Twitter. (Marion Fontana)