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Bulletin Quotidien Europe N° 12050
INSTITUTIONNEL / Pe2019

Les forces de la gauche radicale européenne poursuivent leur structuration en vue des élections européennes de 2019

Le mouvement « Et maintenant le Peuple ! », créé à Lisbonne en avril dernier, a été rejoint, mercredi 27 juin, par trois nouvelles forces politiques de gauche radicale issues de l'arc scandinave, à savoir l’Alliance de Gauche finlandaise, l’Alliance Rouge-Verte danoise, et le Parti de Gauche suédois. 

Ainsi ces trois formations viennent rejoindre les forces de la gauche radicale fondatrices du mouvement, à savoir, La France insoumise, le mouvement espagnol Podemos et le parti portugais Bloco de Esquerda (EUROPE 12001). 

« Nous avions le sentiment à Lisbonne de vivre un moment historique et j’ai le sentiment aujourd’hui de vivre un moment historique qui s’inscrit dans l’histoire des partis et mouvements progressistes en Europe », s’est félicité Younous Omarjee (GUE/NGL, français) lors de la conférence de presse organisée dans les murs du Parlement européen. 

« Nous nous présentons comme une alternative à cet ordre nouveau qui est en train de se mettre en place en Europe », a déclaré le Français Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat à la présidentielle de 2017, en référence à la polarisation de la vie politique européenne entre les libéraux, d’une part, et l'extrême droite, d’autre part. 

M. Mélenchon a dessiné trois axes structurant la coalition : - la lutte contre la primauté de la performance économique sur la question sociale ; - la rupture avec « l’idéologie guerrière », en référence aux nouvelles priorités fixées par l’Union dans le domaine de la défense (EUROPE 12048, 12040) et son alignement avec l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) ; - la gestion des vagues migratoires, en s'attaquant à leur cause, qui sont, selon l'homme politique français, les guerres, les traités de libre-échange « déséquilibrés » européens et le changement climatique. 

Il est à noter que la mention explicite au Plan B, à savoir la sortie des traités européens en cas d’un échec des renégociations des traités européens, un marqueur fort de la campagne présidentielle française de Jean-Luc Mélenchon, ne figure pas dans le manifeste. 

Interrogé par EUROPE sur les potentielles forces politiques visées par le mouvement, M. Mélenchon a préféré botter en touche, expliquant que le « pragmatisme » prévalait. Les pourparlers avec Die Linke seraient en cours, nous confirme une source, mais le Parti allemand doit régler des contradictions internes, notamment avec la ligne dure à l’endroit des migrants portée par Sahra Wagenknecht. 

Quant à l’alliance possible avec l'initiative portée par le Français Benoît Hamon et le Grec Yanis Varoufakis, M. Mélenchon a dit observer cette initiative avec « bonhomie » en attendant de voir « si tout cela existera ». Catarina Martins, du Bloco de Esquerda a ajouté que la coalition était ouverte à toutes les forces progressistes. « Nous ne sommes pas nationalistes, nous sommes internationalistes », a-t-elle insisté. 

Référendum sur la politique européenne d'Emmanuel Macron

M. Mélenchon a dit, par ailleurs, anticiper une élection européenne « très dure sur le thème européen » en raison de « l’exaspération des opinions ». Dans le cas français, M. Mélenchon a dit que le vote aura le sens d’un « référendum par rapport à la politique du président français, et notamment la politique européenne, qui aura mis moins d’un an à se fracasser ». (Pascal Hansens)

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