L’ECVC (European Coordination Via Campesina) a lancé un appel à l’UE, mercredi 27 juin, à ne pas se laisser « endormir » par le langage technique utilisé par l’industrie des biotechnologies et à exiger une information détaillée sur la totalité des techniques d’obtention, de sélection et de multiplication mises en œuvre avant toute autorisation de mise en marché de végétaux, d’animaux et autres organismes génétiquement modifiés.
Ces OGM peuvent être issus de la mutagenèse, certes, « mais aussi d'autres techniques qui produisent sans contestation possible des OGM réglementés, notamment la multiplication de cellules végétales isolées in vitro en laboratoire avant d'être transformées en de nouvelles plantes ou de nouveaux animaux, ou encore l'introduction par transgénèse dans les cellules de plantes ou d'animaux de matériel biologique préparé en laboratoire pour y provoquer des modifications génétiques », affirme l'ECVC.
Cette mise en garde a été lancée à dessein avant que la Cour de justice ne rende son arrêt, le 25 juillet, sur le statut juridique des nouveaux OGM (EUROPE 11942).
« Se contenter d’une simple déclaration disant qu’il ne s’agit pas d'OGM serait laisser la porte ouverte à la tromperie généralisée des paysans, des consommateurs et des citoyens. Les paysans ont le droit de savoir, puis d’accepter ou de refuser les plantes qu’on veut leur faire cultiver et les animaux qu'on veut leur faire élever, les consommateurs ce qu’on veut leur faire manger et les citoyens ce qui impacte leur environnement », affirme l'organisation dans un communiqué. (Aminata Niang)