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Bulletin Quotidien Europe N° 11984
ACTION EXTÉRIEURE / Iran

Pas de sanctions en préparation en lien avec le rôle régional de Téhéran et son programme balistique

La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a expliqué, lundi 19 mars, qu’il n’y avait pas de sanctions en préparation envers l’Iran pour son rôle régional déstabilisateur et son programme balistique. 

« Nous n’avons pas discuté de sanctions supplémentaires », a souligné Mme Mogherini à l’issue du Conseil 'Affaires étrangères'. « Il est de la plus haute importance ('major importance') que l’Iran continue de mettre pleinement en œuvre l’accord (…), mais aussi de garder nos amis américains pleinement engagés dans l’accord », combiné au fait que les Européens veulent discuter d’autres questions « qui ne sont pas dans le giron de l’accord » avec l’Iran, telles que son rôle régional ou son programme balistique, a-t-elle ajouté, alors que le président américain pourrait ne pas prolonger l’exemption de sanctions. 

Pour la Haute Représentante, « il est extrêmement important de garder l’accord nucléaire séparé » des questions régionale et balistique. Elle a, par exemple, précisé que l’UE avait un dialogue politique de haut niveau avec l’Iran, lors duquel ils discutaient de la situation au Yémen. 

Cependant, selon une source européenne, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont proposé de nouvelles mesures contre Téhéran, pour son soutien au régime syrien et son programme de missiles balistiques. Le document confidentiel contenant les propositions aurait été envoyé vendredi 16 mars dans les capitales européennes, selon Reuters

Avant la rencontre, le ministre français, Jean-Yves Le Drian, avait souligné que les Européens ne pouvaient pas « exclure la responsabilité de l’Iran dans la prolifération de missiles balistiques, ni son rôle très discutable au Proche et au Moyen-Orient », expliquant que cela devait aussi « être discuté pour parvenir à une position commune ». Selon le ministre belge, Didier Reynders, les Européens devaient « examiner toutes les mesures possibles pour faire pression sur l’Iran », que ce soit concernant son programme balistique ou son rôle régional. 

Vendredi 16 mars, une source européenne avait précisé que, pour convaincre l’administration américaine de garder l’accord nucléaire, l’Iran devait faire preuve de bonne volonté sur les missiles balistiques et son rôle régional et que cette bonne volonté pouvait être encouragée à travers des mesures restrictives de l’UE (EUROPE 11983). (Camille-Cerise Gessant)

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