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Bulletin Quotidien Europe N° 11984
ACTION EXTÉRIEURE / PÉninsule corÉenne

Mme Mogherini rappelle la volonté de l’UE d'aider dans les discussions sur la dénucléarisation de la Corée du Nord

La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a rappelé, lundi 19 mars, la disponibilité de l’UE à soutenir les efforts en cours pour arriver à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. 

« En tant qu'UE, nous sommes prêts à faire notre part dans ce processus, en collaborant avec vous - la République de Corée - et avec d'autres partenaires clés, notamment les États-Unis, le Japon, la Chine et la Russie », a-t-elle expliqué lors d’un point presse avec la ministre coréenne des Affaires étrangères, Kang Kyung-wha. Mme Mogherini a souligné que l’UE soutenait « fermement la politique et les initiatives diplomatiques de haut niveau » de Séoul et partageait le point de vue « selon lequel les pressions et les dialogues conduisant aux négociations devraient aller de pair ». 

Kang Kyung-wha a salué la coopération entre son pays et l’UE, expliquant que l’engagement critique de l’UE envers la Corée du Nord allait main dans la main avec la politique sud-coréenne. 

Mme Mogherini a rappelé que les engagements pris par la Corée du Nord d'engager des négociations sur la dénucléarisation et de s'abstenir de procéder à des essais durant ces négociations « pourraient créer les conditions nécessaires à une solution négociée ». Selon elle, la réunion entre les dirigeants des deux Corées, prévue en avril, « pourrait favoriser la confiance nécessaire, désamorcer les tensions et améliorer les relations intercoréennes ». 

La Haute Représentante a voulu se montrer optimiste, estimant que « dans les mois à venir, nous aurons une chance rare de faire régner la paix dans la péninsule coréenne ». « C'est une occasion que nous croyons que nous ne pouvons pas nous permettre de manquer », a-t-elle ajouté. 

De son côté, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, s’est montré prudent. « La difficulté est qu’il faut connaître la crédibilité du message de recherche de dialogue » de Pyongyang, a-t-il expliqué, ajoutant que, si l’UE pouvait être utile, il y avait également des acteurs présents dans la région. Le ministre s’est aussi dit en faveur du maintien de sanctions « jusqu’à la mise en œuvre d’éléments concrets d’un accord de dénucléarisation »(Camille-Cerise Gessant avec Mathieu Solal)

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