La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a rappelé, lundi 19 mars, la disponibilité de l’UE à soutenir les efforts en cours pour arriver à la dénucléarisation de la péninsule coréenne.
« En tant qu'UE, nous sommes prêts à faire notre part dans ce processus, en collaborant avec vous - la République de Corée - et avec d'autres partenaires clés, notamment les États-Unis, le Japon, la Chine et la Russie », a-t-elle expliqué lors d’un point presse avec la ministre coréenne des Affaires étrangères, Kang Kyung-wha. Mme Mogherini a souligné que l’UE soutenait « fermement la politique et les initiatives diplomatiques de haut niveau » de Séoul et partageait le point de vue « selon lequel les pressions et les dialogues conduisant aux négociations devraient aller de pair ».
Kang Kyung-wha a salué la coopération entre son pays et l’UE, expliquant que l’engagement critique de l’UE envers la Corée du Nord allait main dans la main avec la politique sud-coréenne.
Mme Mogherini a rappelé que les engagements pris par la Corée du Nord d'engager des négociations sur la dénucléarisation et de s'abstenir de procéder à des essais durant ces négociations « pourraient créer les conditions nécessaires à une solution négociée ». Selon elle, la réunion entre les dirigeants des deux Corées, prévue en avril, « pourrait favoriser la confiance nécessaire, désamorcer les tensions et améliorer les relations intercoréennes ».
La Haute Représentante a voulu se montrer optimiste, estimant que « dans les mois à venir, nous aurons une chance rare de faire régner la paix dans la péninsule coréenne ». « C'est une occasion que nous croyons que nous ne pouvons pas nous permettre de manquer », a-t-elle ajouté.
De son côté, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, s’est montré prudent. « La difficulté est qu’il faut connaître la crédibilité du message de recherche de dialogue » de Pyongyang, a-t-il expliqué, ajoutant que, si l’UE pouvait être utile, il y avait également des acteurs présents dans la région. Le ministre s’est aussi dit en faveur du maintien de sanctions « jusqu’à la mise en œuvre d’éléments concrets d’un accord de dénucléarisation ». (Camille-Cerise Gessant avec Mathieu Solal)