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Bulletin Quotidien Europe N° 11904
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ACTION EXTÉRIEURE / Arym

Bujar Osmani espère que son pays ouvrira les négociations d’adhésion à l'UE d’ici l’été 2018

Le vice-Premier ministre macédonien responsable des Affaires européennes, Bujar Osmani, a déclaré espérer, mardi 14 novembre, que son pays pourrait ouvrir des négociations d’adhésion à l'Union européenne dans les prochains mois.

Le pays met actuellement en place un programme de réformes à accomplir d'ici trois, six et neuf mois. « Nous espérons avoir commencé les négociations une fois le volet '9 mois' parachevée », a-t-il expliqué, lors d’une conférence à l’EPC (European Policy Centre) sur le processus d’adhésion de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine.

M. Osmani a souhaité que le Conseil européen de juin 2018 soit « l’occasion de commencer le processus de screening (d’examen : NDLR) des deux premiers chapitres, d’obtenir une date pour le début des négociations ». « Nous ne nous attendons pas à ce que la Macédoine soit membre de l’UE dans deux ans, mais nous voulons faire partie du processus, car nous pensons que nous le méritons », a-t-il précisé. « Cela fait 16 ans que nous sommes dans le processus, attendant à la porte », a ajouté le ministre. L’ARYM a signé, en 2001, un accord de stabilisation et d’association avec l’UE.

Interrogé par EUROPE sur le fait que la Grèce pourrait bloquer l’ouverture des négociations, car la question du nom ‘Macédoine’ reste toujours pendante, le ministre s’est montré optimiste. Selon lui, s’il n’est pas possible de trouver une solution rapide au nom, l’alternative peut être de mener en parallèle les deux processus. « Nous avons offert de commencer le processus, de commencer à ouvrir les premiers chapitres, le processus de ‘screening’, et d’avoir en parallèle le dialogue sur la question du nom », a-t-il expliqué. « Il y avait 130 votes consensuels du Conseil dans le processus de négociation, pour chaque ouverture et fermeture de chapitres, pour chaque critère qui doit être atteint. Cela signifie que la Grèce va avoir 130 fois le droit de véto ou de bloquer le processus d’intégration », a-t-il expliqué. M. Osmani a précisé que la situation était identique avec l’OTAN.

« Les pays de la région sont comme un vélo, s’ils n’avancent pas, ils tombent », a rappelé le ministre, dont le pays sort d’une crise politique provoquée, entre autres, par sa stagnation dans le processus d’adhésion. Selon lui, si les pays de la région perdent leur concentration, que le statu quo est trop long, les pays peuvent facilement dévier, en interne, « mais aussi en raison d’interférences externes », notamment de la Russie.

M. Osmani a estimé que 2018 serait une année offrant une opportunité « en or », car 2019 sera une année d’élections, que ce soit en ARYM ou en Grèce, et avec les élections européennes. Pour le ministre, la période est propice pour les Balkans, car l’UE se concentre de nouveau sur l’agenda d’élargissement de la région. Il s’est dit « heureux » qu’il y ait un « optimisme » pour la perspective d’élargissement aux Balkans occidentaux, notamment avec le fait que les prochaines Présidences du Conseil de l’UE – Bulgarie, Autriche, Roumanie, Croatie – « ont un intérêt à avoir les Balkans occidentaux au sein de l’UE ».

M. Osmani et son collègue des Affaires étrangères se sont entretenus, lors de leur visite à Bruxelles, avec la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, et le commissaire aux Négociations d’élargissement, Johannes Hahn. (Camille-Cerise Gessant)

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