La Cour constitutionnelle espagnole a annulé à l'unanimité, mercredi 8 novembre, la déclaration unilatérale d'indépendance qu'avait approuvée fin octobre le Parlement catalan, alors que la région catalane était en partie paralysée par un mouvement de grève générale à l'appel des indépendantistes catalans.
« Le Parlement de Catalogne s'arroge des attributions inhérentes à la souveraineté supérieures à celles qui dérivent de l'autonomie reconnue par la Constitution » espagnole, a déclaré la Cour, qualifiant l'initiative d'« attentat grave » contre l'État de droit.
Le même jour à Bruxelles devant le Parlement national, le Premier ministre belge, Charles Michel, a expliqué aux députés belges que le pouvoir exécutif belge n'avait pas à intervenir dans la procédure judiciaire en cours visant à examiner le mandat d'arrêt européen émis à l'encontre de l'ex-président catalan, Carles Puigdemont, installé à Bruxelles depuis une semaine (EUROPE 11899). Selon lui, M. Puigdemont devra, comme n'importe quel citoyen européen, répondre de ses actes devant la justice.
« Il y a une crise politique en Espagne et pas en Belgique », a estimé M. Michel, interpelé par certains députés sur les déclarations procatalanes de certains ministres belges issus du parti nationaliste flamand de la N-VA. (Mathieu Bion)