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Bulletin Quotidien Europe N° 11900
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Les professionnels européens de la viande bovine présentent un plan de sauvegarde du secteur

Alors que la production bovine européenne est menacée à la fois par un manque de rentabilité économique, une consommation en berne et les concessions accordées par l’UE dans le cadre de ses négociations commerciales (avec le Canada et peut-être bientôt le Mercosur), le Copa-Cogeca (Organisations et coopératives agricoles de l’UE) a réuni le 6 novembre à Bruxelles six ministres de l’Agriculture (France, Belgique, Luxembourg, Finlande, Croatie, Bulgarie) et le commissaire européen Phil Hogan pour présenter ses pistes d’action pour l’avenir du secteur.

L’organisation agricole propose donc : - dans le cadre de la future Pac, le maintien des soutiens spécifiques pour ce type de production ; - des systèmes de gestion des aléas (assurances, fonds de mutualisation…) « cohérents et utiles aux producteurs de viande bovine » ; - un accompagnement à l’export pour les nouveaux marchés sous forme de crédits à l’exportation pour permettre aux opérateurs de prendre des risques pendant les périodes de déséquilibre des marchés ; - une promotion de la viande européenne sur le marché interne et externe pour que les consommateurs puissent distinguer les produits des pays tiers et ceux en provenance de la filière spécialisée européenne.

Mais le plus urgent pour la filière est d’éviter que des quotas d’importations (70 000 t au droit de 7,5%, selon la proposition de la Commission européenne) soient accordés dans le cadre des négociations en cours avec le Mercosur (EUROPE 11889). Le président du groupe de travail sur le bœuf du Copa-Cogeca, Jean-Pierre Fleury, s’est notamment inquiété que, dans le cadre de ces discussions, les normes élevées de l’UE en matière de bien-être animal et d’environnement ne soient pas abordées. « 'Cela ne fait pas partie de notre mandat', nous répond la Commission », a indiqué Jean-Pierre Fleury. Il dénonce également les chiffres de la consommation européenne de viande bovine – qui serait en hausse et permettrait d’absorber l’augmentation des importations – sur lesquels se base la Commission, alors que « nos données montrent le contraire ».

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