La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a appelé, jeudi 26 octobre, la Turquie, à prendre de nouvelles mesures positives pour défendre les droits de l’homme, estimant que la libération sous caution, la veille, des militants des droits de l’homme, dont la directrice pour la Turquie d’Amnesty International, İdil Eser, arrêtées sur l'île de Büyükada début juillet, était un signe « encourageant » (EUROPE 11826).
« Alors que le procès (de ces militants) et les enquêtes et procès de nombreux journalistes, universitaires, défenseurs des droits humains et autres militants de la société civile se poursuivent, d'autres mesures positives sont nécessaires pour défendre les droits et libertés fondamentaux en Turquie et résoudre les graves problèmes en matière d'État de droit », a estimé la porte-parole dans un communiqué.
Elle a notamment souligné que la détention du président de l’institution culturelle Anadolu Kültür, Osman Kavala, « interlocuteur de confiance et défenseur des bonnes relations UE-Turquie », était « la dernière des affaires inquiétantes qui nécessitent une résolution très rapide sur la base du principe de présomption d'innocence et de l'application de la détention provisoire conformément à la Convention européenne des droits de l'homme ». (Camille-Cerise Gessant)