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Bulletin Quotidien Europe N° 11880
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ACTION EXTÉRIEURE / Commerce

Le Royaume-Uni étudierait l'option d'une adhésion à l'ALENA en l'absence d'accord sur le Brexit

Parmi les options envisagées pour les relations commerciales du Royaume-Uni après le Brexit, un groupe de travail du ministère britannique du Commerce international étudierait l'option de l'adhésion à une alliance commerciale transatlantique plus grande que l'UE, dans le cas où Londres n'obtiendrait pas un accord post-Brexit avec l'UE dans le cadre des plans envisagés par le Premier ministre, Mme Theresa May, rapportait le quotidien britannique Daily Telegraph, mardi 10 octobre.

L'option la plus ambitieuse envisagée serait que le Royaume-Uni adhère à l'accord de libre-échange d'Amérique du Nord, l'ALENA, qui comprend les États-Unis, le Canada et le Mexique et qui est en cours de renégociation après l'arrivée au pouvoir du président américain, Donald Trump.

L'adhésion à l'ALENA permettrait au Royaume-Uni de stimuler ses échanges commerciaux avec trois des plus grandes puissances économiques mondiales, dont le PIB cumulé s'élève à 17 200 milliards de livres contre 15 700 milliards de livres pour le PIB de l'UE. Ensemble, les pays de l'ALENA et le Royaume-Uni représentent plus de 30% de l'économie mondiale, souligne le Daily Telegraph.

L'adhésion à l'ALENA donnerait aux importateurs et exportateurs britanniques un meilleur accès aux États-Unis, au Canada et au Mexique sans que le Royaume-Uni n'ait à passer par des négociations laborieuses pour conclure un nouvel accord de libre-échange avec chacun d'entre eux, et le fait qu'avec le Royaume-Uni, trois pays du G7 feraient partie de la même alliance commerciale leur donnerait une influence politique énorme, fait valoir le quotidien britannique.

L'idée que le Royaume-Uni rejoigne après le Brexit, des blocs commerciaux existants, a déjà été évoquée plus tôt cette année avec des responsables australiens et canadiens qui ont exhorté Londres à examiner cette option, ajoute le Daily Telegraph, avertissant toutefois que l'adhésion du Royaume-Uni à l'ALENA ne serait pas sans controverse, car elle pourrait contraindre Londres à accepter des mesures qui permettraient aux investisseurs étrangers de poursuivre son gouvernement si leurs investissements étaient menacés par un changement de politique intérieure. (Emmanuel Hagry)

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