Au lendemain de l'annonce de M. Dijsselbloem qu'il quittera mi-janvier la présidence de l'Eurogroupe, le ministre luxembourgeois des Finances, Pierre Gramegna, s'est dit prêt à assumer une telle fonction, mardi 10 octobre.
« Si, à la fin du processus, un consensus émerge, je suis prêt », a déclaré M. Gramegna, au journal Luxemburger Wort, à l'issue du Conseil des Affaires économiques et financières.
En revanche, le ministre des Finances espagnol, Luis de Guindos, a assuré qu'il n'était pas candidat à la présidence de l'Eurogroupe. En juin 2015, il était pourtant en concurrence avec son homologue néerlandais, Jeroen Dijsselbloem, finalement reconduit pour deux ans et demi (EUROPE 11329). Le ministre autrichien, Hans-Jörg Schelling, aurait dit que son homologue français, Bruno Le Maire, était candidat, allégation que l'intéressé n'a jamais confirmée.
Les ministres qui brigueront la présidence de l'Eurogroupe devront annoncer leurs candidatures deux semaines avant l'Eurogroupe du lundi 4 décembre, date à laquelle les Dix-neuf décideront.
Lundi, les ministres ont approuvé le fait que M. Dijsselbloem demeurerait à son poste jusqu'à la fin de son mandat, en janvier prochain, même si, selon toute vraisemblance, il ne sera plus ministre dans son pays à partir de fin octobre (EUROPE 11879). L'actuel ministre néerlandais a été chargé de discuter avec le Conseil de l'UE et la Commission des modalités pratiques d'une présidence de l'Eurogroupe sans portefeuille ministériel.
« C'est une situation qui ne s'est jamais présentée, celle d'un président de l'Eurogroupe qui n'est plus ministre en exercice », a admis un diplomate européen. Il a prôné « le respect du calendrier » afin d'éviter l'erreur de « mélanger les questions de postes avec les questions de fond ». (Mathieu Bion)