La Commission européenne a refusé de commenter, mardi 18 juillet, l’information publiée lundi 17 juillet au soir par Politico.eu selon laquelle Michel Barnier comptait menacer, mardi 18 juillet, ses homologues britanniques de faire une pause dans les négociations, si le gouvernement de Theresa May ne livrait pas sa position sur le règlement financier.
À ce jour, l’UE a publié 9 documents de négociations contre 5 pour le gouvernement britannique et Michel Barnier s’impatiente en ce qui concerne la question financière, dont les progrès, au même titre que ceux engendrés sur les droits des citoyens et sur la question irlandaise, conditionneront le passage à la seconde phase de négociation sur la future relation bilatérale.
Selon les estimations, cette ‘facture’ pourrait se chiffrer entre 50 et 100 milliards d’euros, sans que la Commission n’ait toutefois jamais avancé de chiffres précis, mais uniquement une méthode de calcul. Selon Politico, Michel Barnier pouvait indiquer à ses hôtes qu’il refuserait de parler tant que ceux-ci n’auraient pas fait de contre-proposition, mais la Commission, mardi, n'a pas voulu se positionner sur cette information.
Mardi, les discussions continuaient sur les aspects de la séparation, une discussion ayant aussi eu lieu sur l’Irlande. Les négociations dureront jusqu’à jeudi, une conférence de presse étant prévue avec Michel Barnier à l’issue de ce second round, éventuellement aux côtés de David Davis, le négociateur en chef britannique.
La Commission européenne a en tout cas assuré mardi que le départ précoce de David Davis de la session de négociations qui s'est ouverte lundi matin n'était « pas un problème ». « Nous n'estimons pas que c'est un problème et nous ne sommes pas inquiets. Les négociateurs en chef n'ont pas à être présents en permanence », a expliqué Margaritis Schinas, répondant à une question sur les doutes éventuels de la Commission quant au sérieux du partenaire britannique. (Solenn Paulic)