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Bulletin Quotidien Europe N° 11832
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ACTION EXTÉRIEURE / Mercosur

Révision envisagée des offres sur l'accès au marché dans les pourparlers de libre-échange avec l'UE

Négociateurs européens et sud-américains procéderont en septembre à un bilan des offres sur la table en matière d'accès au marché (produits agricoles et industriels, services et marchés publics) dans le cadre des pourparlers de libre-échange entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay, le Venezuela étant suspendu du bloc latino-américain), a-t-on appris de source proche du dossier, mardi 18 juillet.

« Nous discutons encore des offres en matière d'accès au marché échangées en mai 2016. Nous expliquons ce que nous attendons de l'autre partie. Début septembre, nous verrons comment nous pourrons aller de l'avant en vue de nouvelles offres en matière d'accès au marché », a expliqué cette source, assurant que les produits sensibles de l'UE, comme le bœuf, seront exempts d'une pleine libéralisation.

Les négociateurs de l'UE et du Mercosur se retrouveront pour des réunions de travail 'intersessions' du 4 au 8 septembre à Bruxelles, avant un quatrième round complet de pourparlers (depuis la relance des négociations en 2010 et l'échange des offres en mai 2016), programmé du 2 au 6 octobre à Brasilia.

« Nous pensons que finaliser un accord de principe est ambitieux, mais ce n'est pas infaisable. Il y a un très fort engagement politique des deux parties. Il y a un travail intense, beaucoup de réunions et nous progressons de manière uniforme », a expliqué notre source. À la différence de cette même négociation dans les années 2000, « il n'y a aucun domaine dans lequel nous ne progressons pas. Des discussions sont engagées sur le chapitre relatif au développement durable et des progrès sont enregistrés sur des questions compliquées comme les indications géographiques », a-t-elle ajouté.

Au total, « il y a un nombre de facteurs qui parlent en faveur de la conclusion d'un accord de libre-échange », a poursuivi notre source, insistant notamment sur le rôle constructif de l'Argentine.

« L'Argentine, qui a compris qu'elle ne pouvait pas vivre isolée et qu'elle avait besoin d'être intégrée à l'économie mondiale. Cela passe par la conclusion d'accords avec un partenaire comme l'UE, qui permettent des opportunités commerciales et d'investissement dans les deux sens », a-t-elle insisté.

Du côté européen, « avec les réformes qui ont été faites dans le secteur agricole, il est plus facile de répondre aux requêtes du Mercosur. Mais il n'y aura pas de libéralisation complète sur des produits sensibles comme le bœuf ou l'éthanol. Le Mercosur a compris que nous avons des limites et des sensibilités qu'il faut prendre en compte », a conclu la source.

La Commission a publié mardi le rapport des progrès accomplis lors du troisième round de pourparlers, du 3 au 7 juillet derniers à Bruxelles (EUROPE 11827).

La commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, et la ministre argentine des Affaires étrangères, Susana Malcorra, ont confirmé, lors d'une visite de Mme Malmström à Buenos Aires, le 20 avril, leur engagement au niveau politique à conclure un accord d'ici fin 2017.

En visite à Madrid, Mme Malmström, a souligné, le 3 juillet, les avantages d'un accord de libre-échange entre l'UE/Mercosur, dont les négociations ont été relancées depuis le printemps 2016 après un long gel d'une dizaine d'années (EUROPE 11821). (Emmanuel Hagry)

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