Contrairement à de précédentes réunions, le sujet de la migration ne sera pas l’un des sujets majeurs de la rencontre des leaders européens, jeudi 9 mars.
Les chefs d'État ou de gouvernement européens devraient se contenter d’adopter de modestes conclusions rappelant leur engagement à mettre en œuvre les actions, identifiées début février à Malte (EUROPE 11718), pour prévenir les départs en Méditerranée centrale depuis la Libye, selon un projet de texte du lundi 6 mars dont EUROPE a eu copie.
Les Vingt-huit devraient aussi renouveler leur engagement à trouver un consensus sur la réforme du règlement de Dublin, qui détermine les responsabilités des États membres dans le traitement des demandes d’asile, sous la Présidence maltaise du Conseil de l'UE (EUROPE 11712). Même si un certain retard a été pris sur le sujet et le volet sensible des mécanismes de gestion des crises migratoires, a commenté une source nationale. Le sommet ne sera en tout cas pas l’occasion de parler de la répartition des réfugiés, a-t-elle ajouté. Cette question épineuse sera discutée lors du sommet de juin.
La Présidence maltaise a, elle, confirmé qu'il n'avait pas été question d'inscrire la réforme de Dublin à l'agenda du sommet et que le sujet, complexe, de la solidarité effective, sur lequel la Présidence s'efforce de trouver des solutions, n'empêche pas de poursuivre l'objectif fixé d'un accord d'ici à fin juin.
Cette place modeste donnée à la migration ne signifie en tout cas pas que la situation soit réglée. Ces dernières semaines, des difficultés concrètes ont été constatées avec la mise en œuvre des mesures prises pour la Libye, a dit cette source, mesures qui reposent notamment sur la formation des gardes-côtes libyens. D’où l’importance de « travailler avec les pays voisins de la Libye » et de continuer à s’inscrire « dans le cadre des partenariats ciblés » déjà lancés avec 5 pays d’Afrique. (Solenn Paulic)