Le Parlement européen a débattu, mercredi 1er mars, de la situation des migrants mineurs non accompagnés et de possibles mesures pour faire face à la disparition d'au moins 10 000 d'entre eux depuis leur arrivée en Europe, selon une statistique d'Europol.
Le groupe ADLE, qui avait demandé ce débat en session plénière, a exhorté la Commission européenne à présenter un cadre politique européen contraignant afin de renforcer les systèmes de protection des enfants réfugiés et migrants, en particulier pour les mineurs non accompagnés.
Le commissaire européen à la Migration, Dimitris Avramopoulos, a reconnu pendant le débat la nécessité pour les Européens d'être « à la hauteur du défi ». Il a rappelé que les dernières actions de la Commission, notamment dans le domaine de la réforme de l’asile, tenaient davantage compte de la situation des personnes vulnérables, donc des enfants. Des fonds spécifiques de l’UE sont aussi mobilisés pour améliorer le sort des enfants se trouvant dans les îles grecques.
Pour les mesures liées aux disparitions, le commissaire a notamment appelé les États membres à utiliser le Système d’information Schengen (SIS) et à y signaler les disparitions constatées. (Solenn Paulic)