Le Médiateur européen, Mme Emily O'Reilly, a demandé jeudi 2 mars, à la Commission européenne, de mettre au jour les dispositions qu'elle entend prendre pour assurer la transparence des prochaines négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE.
Dans une lettre adressée au président de la Commission, Jean-Claude Juncker, le Médiateur européen demande à la Commission de préciser les différents documents que la Commission a l'intention de publier, y compris le calendrier des négociations et les rapports sur les cycles de négociation.
Emily O'Reilly explique comprendre que l'Union doit créer « un contexte de négociation approprié et efficace », ce qui peut supposer de garder certains documents confidentiels. « Toutefois, comme l'Union l'a fait dans le passé, il serait utile d'adopter dès le départ une approche proactive et de donner aux citoyens l'accès aux informations et documents pertinents au moment opportun et sans avoir à les demander », peut-on lire dans la lettre. Ceci permettrait de montrer « la détermination de l'Union à répondre aux besoins légitimes des citoyens » en matière d'information sur les négociations, ajoute-t-elle.
Lors d'une réunion récente avec le secrétariat général du Conseil de l'UE, les services du Médiateur européen ont discuté de l'accès du public aux documents du Conseil concernant les négociations sur le 'Brexit'.
Mme O'Reilly suggère aussi à la Commission de préciser comment elle compte recevoir et publier les commentaires des parties prenantes tout au long du processus de négociation sur le 'Brexit'. « Je suis consciente des préoccupations des citoyens et des entreprises de l'UE concernant les conséquences potentiellement importantes du résultat des négociations sur le 'Brexit' », commente-t-elle dans un communiqué.
Libre circulation. Le Médiateur note également que de nombreuses questions concernant les droits des citoyens de l'UE peuvent lui être adressées par l'intermédiaire du Réseau européen des médiateurs. Il s’agit des questions, plaintes et préoccupations concernant les droits et obligations des citoyens découlant du fait qu'ils ont exercé leur droit de libre circulation. « On pourrait s'attendre à ce que ces plaintes viennent de ressortissants d'autres États membres résidant au Royaume-Uni et de citoyens britanniques installés dans d'autres États membres de l'UE », écrit Mme Mme O'Reilly dans la lettre. (Lionel Changeur)