« Pas moins d’intégration et pas plus d’intégration », mais une Union qui fonctionne mieux et qui reste unie : c’est le postulat défendu par le groupe de Visegrád en vue du sommet de Rome (25 mars) et sa contribution au débat sur l’avenir d’une Union à vingt-sept États membres.
Les chefs d’État ou de gouvernement des quatre pays du groupe de Visegrád (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie) se sont retrouvés à Varsovie, jeudi 2 mars, pour fixer une position commune qu’ils défendront à Rome, fin mars, lors des célébrations du 60ème anniversaire des traités fondateurs. Cette position a pris la forme d’une déclaration conjointe de trois pages, qui a été résumée en quelques mots par la Polonaise Beata Szydło : « Pas moins, pas plus d’Europe, mais une meilleure Europe ».
La déclaration, qui rappelle que l’Union est fondée sur des valeurs communément partagées, telles que l’État de droit, comprend sept parties, dont celle consacrée au marché intérieur - et l'importance de le préserver sans barrières - est la plus conséquente. Le groupe de Visegrad s’engage surtout à poursuivre la réforme de l’Union (réorientation de ses priorités), à défendre « l’unité en tant que principe de coopération » (le principe de coopération renforcée est accepté tant que les initiatives sont ouvertes à tous) et le rôle clé des États membres pour définir les actions à mener. Ce groupe veut aussi que l'Union dispose d'une autonomie stratégique, que le rôle des Parlements nationaux soit renforcé et que la collaboration avec les institutions européennes soit fondée sur une communication qui soit davantage « sincère et directe ». (Jan Kordys)